Cris de Laurent Gaudé

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cris gaudé gd format
160 pages – 15 €
cris gaudé
126 pages – 6.60 €

Parution : en 2001 pour la première édition chez Actes sud, en 2004 pour la première édition en poche Babel et en 2017 pour la présente édition.

Le style, le genre : roman sur un moment de la guerre de 14/18.

L’auteur : Laurent est né le 6 juillet 1972 à Paris. Il fait des études de Lettres Modernes et d’Etudes Théâtrales à Paris. C’est à l’âge de 25 ans, en 1997, qu’il publie sa première pièce, Onysos le furieux. En 2001, âgé de 29 ans, il publie son premier roman, un coup de maître Cris, qui fait désormais partie des programmes de français de l’éducation nationale pour les collèges.gaudé
Depuis Laurent Gaudé a reçu en 2002 le prix Goncourt des lycéens et le prix des libraires pour La Mort du roi Tsongor, puis le prix Goncourt en 2004 pour son roman Le Soleil des Scorta. Il fait partie des auteurs français contemporains les plus lus dans le monde.

Les lieux : dans les tranchées du nord-est de la France.

L’histoire : Ils se nomment Marius, Boris, Ripoll, Rénier, Barboni ou M’Bossolo. Dans les tranchées où ils se terrent, dans les boyaux d’où ils s’élancent selon
le flux et le reflux des assauts, ils partagent l’insoutenable fraternité de la guerre de 1914. Loin devant eux, un gazé agonise. Plus loin encore retentit l’horrible cri de ce soldat fou qu’ils imaginent perdu entre les deux lignes du front : « l’homme-cochon ». A l’arrière, Jules, le permissionnaire, s’éloigne vers la vie normale, mais les voix des compagnons d’armes le poursuivent avec acharnement. Elles s’élèvent comme un chant, comme un mémorial de douleur et de tragique solidarité, prenant en charge collectivement une narration incantatoire, qui nous plonge, nous aussi, dans l’immédiate instantanéité des combats, avec une densité sonore et une véracité saisissantes.

Mon avis : tout simplement sublime, peut on écrire mieux que Gaudé ? la réponse est non. Des romans sur la guerre 14/18, il y en a eu beaucoup mais celui-ci est très contemporain par sa forme : une suite de monologues de tous les personnages qui met en valeur l’immense solitude de chaque soldat au cœur d’une multitude. Laurent ne veut pas seulement écrire un roman sur la guerre, il essaye de faire dire l’indicible ; chacun des soldats, des officiers et médecins militaires représente symboliquement une attitude possible de l’homme sous le feu ennemi.
Le passage où le permissionnaire, Jules, qui arrivé dans un village est pris pour un déserteur et caillassé est symptomatique de ce que vont rencontrer les survivants après l’Armistice : l’incompréhension. Non il ne s’agissait pas seulement d’une guerre mais d’un anéantissement de l’être humain.

Pour résumer : moment de littérature très fort, au-delà du roman historique c’est un chef d’œuvre de captation des sentiments.

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