Beethoven de Bernard FAUCONNIER

beethovenParution : en 2010 aux éditions Gallimard directement en format poche (donc en Folio).

Le style, le genre : biographie.

L’auteur : Bernard Fauconnier est né en 1959 à Paris. Il est écrivain, essayiste, critique littéraire au Magazine Littéraire et chroniqueur à Témoignage Chrétien. Après des études de lettres il écrit son premier roman L’être et le Géant en 1989 suivis de plusieurs autres.

Il a également écrit des essais biographiques sur Cézanne et Flaubert, Jack London et Platon (Folio biographies). Il a également écrit pour Radio France des Bernard-Fauconnierfeuilletons radiophoniques.

Les lieux : l’Allemagne et l’Autriche.

Le thème : Fils d’un père alcoolique et d’une mère tuberculeuse, Ludwig van Beethoven (1770-1827) n’avait guère d’autre solution pour échapper aux tares de son milieu que de devenir un génie. En ce temps où le romantisme né des Lumières et de la Révolution française est en pleine expansion, celui qui se qualifie lui-même de Tondichter (poète sonore) croit très vite en son destin. Ses dons sont éclatants, sa volonté inébranlable. Jeune compositeur, il suit les traces de Mozart et de Haydn. Homme mûr, il impose des compositions d’une hardiesse et d’une puissance qui choquent ses contemporains. Au crépuscule de sa vie, il écrit des œuvres testamentaires d’une profondeur stupéfiante, qui préparent et annoncent le chemin de la musique pour les siècles à venir.

Mon avis : une bonne biographie à qui il manque quand même de la matière, sur plusieurs périodes de sa vie et sur les personnes rencontrées je suis un peu restée sur ma faim, avec  seulement 261 pages c’est normal. Néanmoins le découpage proposé est intéressant, il permet de suivre Ludwig à travers certaines œuvres majeures ou sur ses lieux de vie et de création. Je crois que l’on pense tous connaître Beethoven mais finalement pas tant que cela, je m’en suis aperçue au fil de ma lecture. Irascible, déguenillé, ne faisant aucune concession, intransigeant même avec ses mécènes, immature dans ses relations amicales et amoureuses, tout cela s’exacerbe avec les premières atteintes gênantes de la surdité qui surviennent en 1796/1797 jusqu’à la surdité totale à partir de 1818. J’ai aussi aimé ce livre pour m’avoir permis d’incarner sa musique, il était très tentant, et je l’ai fait, d’interrompre la lecture afin d’écouter des morceaux. On entend la musique avec une autre oreille !

Pour le plaisir la sonate Hammerklavier réputée injouable tellement elle est difficile techniquement, il faudra attendre 1836 pour qu’un grand pianiste y réussisse : Franz Liszt. Ici au piano le grand Daniel Barenboïm.

Et le rondo opus 129  Colère pour un sou perdu  qui assure le triomphe de tous les pianistes qui l’ont joué depuis sa création en 1795 !

La Neuvième je n’en parle même pas !!! Chair de poule assurée…

Pour résumer : pour une première approche c’est parfait.

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