L’America de Michel MOUTOT

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Parution : en 2020 aux éditions du Seuil, en juin 2021 en poche collection Grands Romans éditions Points.

Broché 432 pages – 21 € / poche : 504 pages – 8.80 €

Le style, le genre : roman d’aventures, roman historique (début 20e siècle).

L’auteur : Michel est reporter à l’Agence France-Presse, spécialiste des questions de terrorisme international. Lauréat du prix Albert-Londres en 1999, correspondant à New York en 2001, il a reçu le prix Louis-Hachette pour sa couverture des attentats du 11 Septembre. Son premier roman, Ciel d’acier, a reçu le prix du Meilleur Roman des lecteurs de Points en 2016.

Les lieux : à Marettimo, petite île au large de la Sicile, et aux États-Unis.

L’histoire : Juillet 1902 : quand il tombe amoureux de la belle Ana, venue passer l’été dans la maison de son père, Vittorio Bevilacqua, jeune pêcheur, ne peut se douter qu’il met en marche un engrenage qui l’obligera à fuir à l’autre bout du monde. Ana est la fille de Salvatore Fontarossa, le fontaniero le plus puissant de Trapani, chef d’un clan mafieux enrichi dans les vergers de citrons de la ville. Don Salva envoie son fils aîné châtier le misérable qui a déshonoré sa fille. Mais la balle de revolver ne part pas, Vittorio se défend, le sang coule. « Quitte cette île cette nuit, pars le plus loin possible. Va en America. Ne reviens jamais, ou nous sommes tous morts », lui dit un ancien.

Mon avis : voilà un roman d’aventures comme je n’en avais plus lu depuis longtemps. Il a pour cadre la Sicile au début du 20e siècle qui commence à être prise en main par la mafia et la Mano Nera. Les exécutions sommaires sont le sort commun des paysans qui ne veulent pas se soumettre aux Fontarossa. Les femmes sont soumises elles aussi et ne peuvent être libres si le chef de famille en décide autrement, c’est l’histoire d’Ana l’infortunée fille de don Salva qui a le malheur de tomber amoureuse d’un misérable pêcheur.

Michel décrit également l’immigration italienne vers les États-Unis, New York mais aussi la Louisiane puis la Californie. L’immense pauvreté des paysans siciliens est visible non seulement sur terre mais aussi sur mer, les paquebots sont remplis de pauvres gens s’entassant à fond de cale. Le héros, Vittorio, comme beaucoup de ses compatriotes va exercer là-bas le métier qu’il connaît le mieux : pêcheur.

Le roman commence bien, c’est vif, nerveux, prenant, mais il se délite un peu au milieu du récit. La description, plusieurs fois répétées, des pêches au saumon m’a un peu saoulée, pareil pour les sardines… Sans en dévoiler trop, je dirais aussi que ce qui m’a un peu déçue c’est le manque d’intérêt qui peu à peu m’a saisie pour le destin du jeune homme. L’auteur semble s’être désintéressé de Vittorio au profit d’Ana. Comme si deux romans se juxtaposaient. Dommage.

Pour résumer : lecture tout de même agréable et dépaysante.

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