Hérétiques de Leonardo PADURA

Hérétiques-HD-300x460Parution : en septembre 2014 aux éditions Métailié

Traduction de l’espagnol (Cuba) de Elena Zayas

Genre : roman cubain historique 17e siècle, 1939, 2007 à 2009 ; sur fond artistique, politique et sociologique.

Les lieux : Cracovie (Pologne), La Havane (Cuba), Amsterdam (Pays-Bas)

L’auteur : Leonardo Padura Fuentes est né en 1955 à La Havane (Cuba). Il y habite encore aujourd’hui, dans le quartier excentré de Mantilla. Licencié – es – lettres hispano américaines, il a été journaliste puis scénariste pour le cinéma et aujourd’hui il est écrivain à temps plein. Il connaît le succès avec le deuxième volet de la série Mario Conde « Vents de Carême ». Son roman le plus connu est « L’Homme qui aimait les chiens ». Leonardo a reçu le Prix Raymond Chandler 2009 pour l’ensemble de son œuvre.

L’histoire : le roman s’ouvre sur « le livre de Daniel », première partie qui pose les bases de l’histoire. Dans un premier temps nous sommes à La Havane en 1939. Daniel Kaminsky est un enfant immigré polonais originaire de Cracovie. Il vit chez son oncle Joseph, comme lui venu à Cuba pour échapper à la menace nazie qui pèse sur les Juifs de Pologne. Ce jour est un grand jour, les parents de Daniel et sa petite soeur vont arriver : le paquebot « S. S. Saint Louis » en provenance de Hambourg s’apprête à accoster avec des centaines de juifs à bord. Dans quelques heures ils seront sauvés.

Dans un second temps nous faisons connaissance avec le personnage récurrent de Leonardo Padura, Mario Conde, ancien policier reconverti en vendeur de livres d’occasion et de livres anciens. Son association avec Yoyi el Palomo, ingénieur de son état mais n’ayant « jamais touché à une vis ni mis les pieds sur un chantier », est féconde. Yoyi arrive, au grand étonnement de Conde, à tirer parti de la misère qui règne à Cuba, tout pouvant déboucher sur une affaire. Cela n’empêche pas Mario de mener quelques enquêtes privées, telle celle qui se présente à lui sous la forme d’un certain Elias Kaminsky, recommandé par un vieil ami de Mario, Andres, un médecin exilé à Miami.

Elias raconte son histoire, ou plutôt celle de sa famille, comment l’inimaginable s’est produit un jour de 1939 alors que la famille Kaminsky et un tableau de Rembrandt devaient descendre d’un bateau pour trouver la paix…

Mon avis : Ce roman est divisé en 4 parties, le livre de Daniel, le livre d’Elias, le livre de Judith et Genèse. Il nous entraîne dans les méandres d’une histoire familiale faite de luttes pour la survie et d’affirmation de libertés fondamentales qui transforment certains êtres en « hérétiques » parce qu’ils veulent simplement s’opposer aux exigences parfois absurdes de leurs communautés.

« Hérétiques » est pour moi le représentant typique du bon roman : une histoire attachante, une description fine d’une communauté (ici celle de la communauté juive d’Amsterdam au 17e siècle et sa relation avec les autres), une bonne compréhension d’un pays (Cuba) de son organisation politique et de ses conséquences sociologiques : les tentatives de fuite des individus vers les Etats-Unis et les modes de vie des adolescents cubains désemparés.

Mais au final je ne suis pas complètement satisfaite de ma lecture, si j’ai trouvé les différentes parties du roman très intéressantes et réussies indépendamment les unes des autres, j’ai moins aimé leur articulation. De plus certaines constructions de phrases m’ont parues curieuses, je me suis posée la question de savoir si c’est la traduction qui pêche ou est ce le style de l’auteur ? Une chose est certaine j’entends dire beaucoup de bien de cet auteur, donc comme c‘est souvent le cas il aurait peut être fallu que je commence par le premier roman de la série avec ce personnage récurrent qu’est Mario Conde. Chose que je vais faire prochainement… (Le premier de la série c’est « Passé parfait » en 1991.)

Pour résumer : au final 600 pages plutôt correctes. J’ai beaucoup aimé la partie se déroulant à Amsterdam qui vaut à elle seule le voyage ! Si vous envisagez une découverte prochaine de Cuba je vous le conseille, il décrit La Havane à merveille.

Je vous tiens au courant de la suite de ma découverte des romans de Leonardo… Peut-être certains de mes lecteurs auraient des choses à dire sur cet auteur ?

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