Parution : en mai 2018 en coédition Versilio /Flammarion d’abord sous le titre Les portraits sonores du docteur Léon Azoulay, puis dans le format poche, éditions J’ai Lu en 2019, pour le présent titre, plus vendeur sans doute…
Broché : 236 pages – 17 € Poche : 224 pages – 7.20 €
Le style, le genre : roman historique (XXe siècle) et sentimental, ayant pour cadre le milieu des geishas au Japon, et la frénésie de l’Exposition universelle de 1900 à Paris.
L’auteur : Jérôme Hallier est né à Caen et vit à Francfort après avoir habité plusieurs années à Kyoto. Cet amoureux du Japon a aussi publié Briller pour les vivants, lauréat des prix Jules Rimet et prix Pégase 2020 (Flammarion, 2020) et La mécano de la Jamais Contente (Flammarion, 2023).
Les lieux : le Japon, Paris.
L’histoire : 1900, le chantier de l’Exposition universelle de Paris s’achève sous les yeux du docteur Azoulay, impatient de se lancer dans un projet insensé : la création d’un musée des sons de l’humanité. Au même moment, à Kyoto, le destin de la geisha débutante O- miya bascule quand les notes si singulières de son shamisen parviennent aux oreilles d’un capitaine de la Marine impériale. Au même moment, dans les Appalaches, Tommy, ouvrier dans une carrière de granite, abandonne travail et amis pour partir, avec son banjo, à la recherche d’un musicien légendaire. Dans l’effervescence d’un siècle qui commence, la musique attire inéluctablement vers elle ces trois mondes.
Mon avis : alors que je cheminais dans Frankfurt am Main et que mon stock de livres emportés en voyage s’était tari, une libraire d’une librairie française m’a conseillé ce petit livre, l’auteur
habite à Frankfurt… Ce n’est pas un livre inoubliable mais c’est un livre agréable quand on considère que tout livre apporte un petit ou un grand quelque chose. L’ambiance du début du XXe siècle au Japon et à Paris pendant l’exposition universelle est bien rendue. J’ai découvert cet instrument japonais le shamisen qui semble tenir une grande place dans la culture nippone.
Si le personnage de Tommy musicos en détresse ne m’a que modérément intéressée et si je me demande encore comment O- miya n’a pas rencontré plus de difficultés dans son périple vers l’Europe…, (c’est…comment dire ?… süß), c’est Léon Azoulay qui a le plus retenu mon attention, d’autant qu’il a réellement existé. Lisez avec profit cet article d’un site « bretonnant ». La captation des sons, par essence volatiles, est si précieuse que ses enregistrements ont fourni des bases d’études pour de nombreux chercheurs.
Pour résumer : petit livre à conseiller pour se détendre si on aime le Japon et les geishas, et pour découvrir le shamisen et… Léon.
