Parution : en avril 1869 par l’éditeur belge Albert Lacroix qui avait déjà édité la première édition des Misérables
. Lu en édition de poche Pocket Classiques (sans commentaire de l’œuvre).
Poche : 764 pages – 4,90 €
Le style, le genre : roman philosophique et dramatique mettant en scène l’aristocratie, c’était d’ailleurs le titre qu’il souhaitait pour ce roman. Il en rédige la plus grande partie pendant son exil à Guernesey.
L’auteur : Victor Hugo est né à Besançon le 26 février 1802 et mort à Paris le 22 mai 1885. Je ne peux pas en quelques lignes résumer sa vie et son œuvre donc je vous renvoie aux multiples sites sur internet. A noter pour ceux qui ont raté quelque chose à l’école 😏 qu’il est l’auteur de nombreux romans dont Les misérables bien sûr, Notre-Dame de Paris, Quatre-vingt-treize, (…) de recueils de poésie La légende des siècles, Les contemplations, Les chants du crépuscule, (…) et de pièces de théâtre Hernani, Ruy Blas (…) Il a été également homme politique, luttant contre la peine de mort et le travail des jeunes enfants.
Les lieux : l’Angleterre.
L’histoire : L’Homme qui rit suit les destins croisés de plusieurs personnages. Le premier est Ursus, un vagabond qui s’habille de peaux d’ours et est accompagné d’un loup domestique, Homo. Ursus et Homo voyagent à travers l’Angleterre en traînant une cahute, dont Ursus se sert pour haranguer les foules et vendre des potions. Leur chemin croise, en janvier 1690, celui de Gwynplaine, un enfant de dix ans vêtu de haillons qui vient d’être abandonné par un groupe d’hommes pressés d’embarquer sur la Matutina, une hourque qui doit les emmener loin de l’Angleterre. Ces fugitifs sont des Comprachicos, faisant le commerce d’enfants, qu’ils achètent et revendent après les avoir mutilés. Alors que leur bateau est broyé par les flots, et voyant la mort venir, les hommes décident de jeter à la mer une gourde contenant l’aveu de leur crime (l’enlèvement de Gwynplaine). Quant à Gwynplaine, resté sur la berge, il doit se battre contre la nuit, la neige et la mort, alors qu’il cherche à retourner vers la ville. Il passe devant un gibet où gît le cadavre d’un condamné et découvre, à quelques pas de là, le corps d’une femme sur le sein de laquelle est accroché un bébé encore en vie. Chargé de ce fardeau supplémentaire, l’enfant reprend le chemin vers l’île de Portland.
Pris dans la tempête de neige, Gwynplaine frappe vainement aux portes des habitations avant de trouver finalement refuge dans la roulotte d’Ursus qui prend les deux enfants sous son aile. Ursus ne se rend compte que le lendemain, à la lumière du jour, que ce qu’il pensait être une grimace sur le visage de Gwynplaine est en fait une mutilation. Il réalise également que le bébé est aveugle.
Quinze ans plus tard en 1705, sous le règne de la reine Anne, Ursus a monté une troupe de théâtre…
Mon avis : voilà comment Victor réagit à l’échec public de ce texte et qui va aussi vous donner une petite idée de mon ressenti :
« J’ai voulu abuser du roman. J’ai voulu en faire une épopée. J’ai voulu forcer le lecteur à penser à chaque ligne. De là une sorte de colère du public contre moi »
Barbey d’Aurevilly dans une critique écrit que Victor Hugo « coupe le fil à son récit et à ses personnages avec des dissertations abominables… » En effet j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans ce livre, et à en poursuivre la lecture, les longues digressions et réflexions philosophiques qui, souvent chez les grands auteurs, sont utiles au récit m’ont paru ici très barbantes, pardonnez moi l’expression (très difficile de critiquer un monument…). Il étouffe le récit par une inflation d’ambitions : plaidoyer politique, digressions architecturales, peinture monstrueuse de la nature humaine et une érudition très pesante. Bref je m’arrête là, je ne l’ai pas fini, ça ne m’arrive pratiquement jamais. Quelle déception !
Pour résumer : œuvre difficile à cerner… Ne surtout pas faire découvrir Hugo avec ce livre.

Voila qui est rassurant finalement : même les plus grands auteurs ont des ratés 🤣
J’aimeJ’aime
Hello 🌞 Merci pour ta chronique qui me fait découvrir plus en détail l’oeuvre qui a inspiré le rictus du Joker de DC Comics! Bon, je ne vais sûrement pas lire le roman, en revanche, je suis convaincue, au regard des thèmes sombres, que L’homme qui rit de Victor Hugo ne manque pas de potentiel pour une adaptation thriller en roman graphique… En tout cas, encore merci à toi : il est toujours essentiel de relire les grands classiques avec un regard actuel et actualisé ! Bonne journée à toi 😉
J’aimeJ’aime
Après avoir lu ta critique, l’homme rit jaune… 😀
J’aimeAimé par 1 personne