Aventures en Loire de Bernard OLLIVIER

Aventures en Loire - Parution : aux éditions Phébus en 2009, repris en édition de poche chez Libretto en mai 2012 et réimprimé en mars 2015.

L’auteur : Bernard est né en 1938 dans la Manche, il a été longtemps journaliste économique et politique. Il raconte volontiers ses tourments intérieurs et sa plongée vers l’abîme à la mort de sa femme en 1998. Pour réfléchir à ce que sera sa vie sans elle il marche de Paris à Compostelle. Puis deux projets vont structurer sa vie : la création (2000) d’une association appelée Seuil pour s’occuper de jeunes en grande difficulté par la pratique de la marche, et sa « Longue Marche » 12000 kilomètres à pied sur la route de la soie (à partir d’avril 1999).

Le genre, le style : récit de voyage écrit, bien sûr, à la première personne.

Les lieux : La Loire…carte Loire B Ollivier

Le thème : Bernard voit les années qui s’empilent avec comme conséquence les genoux qui font mal et les forces qui s’amenuisent. Mais lui le marcheur qui a avalé la route de la Soie ne s’avoue pas vaincu, il se donne un défi à 70 ans (nous étions en 2008) : d’abord marcher puis pagayer sur un kayak depuis les sources de la Loire jusqu’à Nantes.

Mon avis : je l’avoue j’ai été déçue en refermant ce livre, je lis assez peu de récits de voyages et mes dernières lectures, il y a longtemps, c’était Pierre Loti, Albert Londres ou Robert Louis Stevenson. Attention, le livre n’est pas mauvais mais je m’attendais à autre chose… Alors qu’est ce qui m’a déplu ? L’écriture, que j’attendais vraiment beaucoup plus littéraire (j’ai été surprise de lire un texte comme s‘il était parlé), les étapes, qui étaient préparées avant le départ (sur Facebook ou avec ses relations) et trop « confortables », l’abondance de remerciements à ses hôtes d’un soir qui à la longue étaient assez fastidieux et ce retour obligatoire à Paris le 15 septembre qui empêche l’aventure de se dérouler et qui bride le sentiment de liberté. Ces deux dernières déceptions nuisent à la relation des aspects sauvages de la Loire, il y a trop peu de moments où on oublie les personnes qui vont le recevoir.

Mon désir de lire ce livre c’était d’abord de retrouver la Loire et aussi le phénomène éditorial Bernard Ollivier. Son nom a signifié pendant des mois, voire des années, une abondance de demandes en librairie de « La Longue marche », le best seller des récits de voyage de l’année 2000. Un tel succès ne peut pas se maintenir sans raison…

A part ces restrictions et l’acceptation d’une autre forme de récit, il y a aussi de bons moments, les démêlés de Bernard avec Canard (son kayak) sont d’anthologie, la description des sources de la Loire, j’apprends qu’il y en a trois. Le plaisir d’entendre parler de la Loire ce fleuve à deux pas de chez moi que je pourrai ne jamais quitter des yeux tellement il est beau, de regarder ses oiseaux, sa faune et sa flore. J’ai découvert des villes (toutes celles qui sont en amont de Nevers) que je ne connaissais pas. Grâce à Bernard je vais aller très certainement visiter Digoin, il donne envie de découvrir cette ville.

Pour résumer : Ce qui m’a fait relativiser ma déception – c’est la prise en compte de son âge, je pense que ça ne plaira pas à Bernard Ollivier… mais c’est tout de même une performance  – et les impératifs liés à son association. Reste à lire La Longue marche en 3 volumes également chez Libretto, je suis sûre que je ne pourrai qu’être heureusement surprise.

Bernard Ollivier

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