Le détective de Freud de Olivier Barde-Cabuçon

 

le detective de freud
402 pages – 9.80 € –

Parution : en 2010 aux éditions De Borée et en poche chez Actes Sud Babel collection Babel Noir en septembre 2017.

 

Le style, le genre : roman policier, historique et psychanalytique.

L’auteur : Olivier est lyonnais. Il est diplômé en droit et en ressources humaines, et après avoir œuvré dans ces deux domaines professionnels il se lance dans l’écriture. olivier barde cabuçonIl est passionné par le 18e siècle et par la littérature policière. Il crée un héros « le commissaire aux morts étranges », personnage qui obtient ce poste auprès du roi en remerciement pour lui avoir sauvé la vie. Il a écrit à ce jour une petite dizaine d’ouvrages, dont deux romans ne faisant pas partie de cette série sur le 18e s., c’est le cas de celui-ci qui commence à Paris en 1911.

Les lieux : Paris à la Belle Epoque.

L’histoire : Paris, 1911. À l’issue du congrès de l’Association Psychanalytique Internationale, le jeune docteur Du Barrail est chargé par Sigmund Freud en personne d’enquêter sur la mort mystérieuse d’un de leurs confrères, retrouvé étranglé sur son divan d’analyse. Épaulé par Carl Gustav Jung, le célèbre psychiatre suisse, et Max Engel, un détective marxiste à la langue bien pendue, Du Barrail se met en quête de la vérité qui – comme dans toute bonne analyse – se niche sans doute là où l’on s’y attend le moins. Une plongée réjouissante dans le Paris tumultueux de la Belle époque et les débuts de l’histoire de la psychanalyse.

Mon avis : roman efficace et bien amené. Il faut s’intéresser tout de même un minimum à la psychanalyse pour l’apprécier. Les théories de Freud et de Jung sont exposées, les différentes péripéties nous montrent les divergences entre les deux psychanalystes qui aboutiront aux ruptures théorique et humaine. Le désir de Freud de ne pas cantonner cette nouvelle science aux seuls médecins juifs et de la faire se répandre partout est bien évoquée, avec justesse.
Il y a une atmosphère spéciale dans ce roman avec des personnages comme sortis de l’univers d’une BD, avec le détective Max Engel haut en couleur, une femme « la dame en vert » forcément belle et mystérieuse. Un mélange hétéroclite avec des rebondissements et une fin imprévue.
Pour ceux qui connaissent les romans de Frank Tallis dans la collection « Grands détectives » de 10/18, il s’en rapproche un peu avec le psy Max Liebermann et l’inspecteur Oskar Rheinhardt, qui officient à Vienne. J’ai une préférence pour ces derniers.

Pour résumer : pour les passionnés de psychanalyse et de Paris au début du 20e siècle.

Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. Marcorèle dit :

    Merci pour ce conseil de lecture. 🙂

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