Là où le soleil ne se lève jamais de Giorgio SCERBANENCO

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Parution : septembre 2013 pour le poche chez Rivages, en Italie « Dove il sole non sorge » parait en mai 1968

Les lieux : Milan, Rome

L’auteur : Giorgio Scerbanenco est né à Kiev en 1911, de mère italienne et de père ukrainien. Après que son père a été fusillé par les Bolcheviques en 1917, il émigre avec sa mère à Rome puis Milan. Il vit dans la pauvreté et subsiste en écrivant des piges pour des journaux féminins et en écrivant des nouvelles et romans à l’eau de rose. Il écrit son premier roman policier en 1940 mais c’est dans les années 50 qu’il se fait connaître en France en créant un personnage d’enquêteur original : Duca Lamberti un médecin rayé de l’Ordre pour euthanasie. Il meurt à Milan à 58 ans.

L’histoire : La comtesse Emanuela Sinistalqui est une jolie blonde d’à peine 16 ans. Nous sommes à Milan pendant une matinée de printemps, un policier la transfère d’une maison de correction vers l’Institut Colchetti, centre d’accueil pour jeunes délinquantes à peine un peu moins sévère. Que fait donc là cette jeune fille, alors qu’elle aurait pu échapper à ce placement en restant chez sa grand-mère chez qui elle vivait depuis la mort de ses parents ? Enfermée par erreur pour un délit qu’elle n’a pas commis, elle est prise dans l’engrenage de l’institution judiciaire. Elle va trouver en la personne d’une femme âgée, médecin de la Croix Rouge aristocrate elle aussi, un soutien psychologique. Elle ira jusqu’à lui confier pourquoi elle s’est enfuie de chez sa grand-mère…

Mon avis : Ce roman fait partie de la série des romans noirs/psychologiques de Giorgio. C’est l’occasion pour lui de décrire les conditions de vie des adolescents emprisonnés dans les nombreuses maisons de redressement italiennes (il a écrit ce livre à la fin des années 60). Le titre fait référence au « mitard » où sont enfermés les éléments récalcitrants dont fait partie l’héroïne. Ce n’est pas forcément mon titre préféré, ce roman a des défauts : des rebondissements un peu téléphonés, du mélo aussi, mais pour moi qui ai lu toute son œuvre je suis quand même emballée par son sens du suspense (je l’ai lu d’une traite) et par sa capacité à créer des portraits profonds et attachants pour les personnages secondaires. Et surtout je retrouve dans ce livre un condensé de sa vie : son arrivée en Italie, à Milan, après l’assassinat de son père et sa difficulté à y trouver sa place, ses premières années d’écrivain à rédiger des romans sentimentaux pour pouvoir manger. Oui ! la fin c’est du mélo, il place souvent d’ailleurs dans ses romans une histoire d’amour qui marche (ça arrive aussi dans la vraie vie quand même !!!), et j’aime ça !

Pour résumer : Faites comme moi, lisez d’abord « les Amants du bord de mer » et la série des Duca Lamberti qui commence par « Vénus privée ». Et après vous apprécierez celui-ci, ou alors vous êtes un aventurier des temps modernes, vous aimez les histoires qui finissent bien, alors foncez !

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