De toutes les nuits, les amants de Mieko KAWAKAMI

De toutes les nuits, les amantsParution : février 2014 éditions Actes Sud

Traduit du japonais par Patrick Honnoré

Le style / Le genre : roman japonais contemporain

 Les lieux : Tokyo (Japon)

L’auteur : Mieko est née le 29 août 1976 à Osaka. Elle est actrice, poète, romancière, chanteuse, et diplômée de philosophie. C’est son deuxième roman, après « Seins et œufs » paru en 2012 chez Actes Sud.

L’histoire : Fuyuko Irié est correctrice. Elle décide de devenir free-lance car elle ne supporte plus l’ambiance régnant dans la petite maison d’édition. D’ailleurs Fuyuko ne supporte pas grand chose. Elle a peur de tout, pas d’amis, pas d’amants, une timidité maladive. C’est un être asocial beaucoup plus qu’introverti. Les deux seules personnes avec qui elle communique sont Hijiri Ishikawa, intermédiaire entre les correctrices et les agents de production éditoriale, et Monsieur Mitsutsuka un professeur rencontré lors d’une bousculade alors qu’elle voulait (suprême effort) s’inscrire à un cours de n’importe quoi. Pour avoir le courage de s’inscrire elle doit boire un mélange de saké et de bière qui a pour inconvénient de lui donner la nausée. Elle s’inflige ce cocktail pour tous les efforts de sociabilité qu’elle tente de s’imposer.

Mon avis : Certains romans me laissent perplexe, celui-ci en est un bon exemple. Le titre pourtant était alléchant 🙂 Je ne sais pas trop où l’auteur a voulu nous emporter. Ce personnage ne m’a pas intéressé. Les passages où il lui faut boire de la bière et du saké pour pouvoir seulement dire deux mots à M. Mitsutsuka sont très dérangeants.

Que m’a apporté ce roman ? Une plongée dans le métier de correctrice avec une description très clinique : comment débusquer les fautes en lisant sans lire ? L’intérêt littéraire est indéniable mais la barrière de la traduction nous empêche de sentir ce qui fait la spécificité du roman, il introduit le langage parlé d’Osaka pour la première fois dans une œuvre littéraire.

Voici ce qu’en dit l’éditeur : Un roman d’amour à la japonaise : la lumière comme métaphore de la solitude. Le métier de correctrice comme métaphore du langage, de l’expression de soi et d’une attitude devant la vie qui s’interdit de lire ce qu’on corrige… Après le succès de son roman Seins et œufs, Mieko Kawakami s’attache ici encore à la condition féminine dans une société japonaise où le travail où le travail semble être la seule voie pour exprimer sa personnalité.

Pour résumer : Je ne crois pas avoir jamais croisé une personne de ce genre, ouf ! Il faut aussi accepter quelquefois de dire : Je n’ai rien compris…

2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. chick dit :

    Vraiment ? Même quand l’auteur dit (interview du Monde) qu’elle vient d’un milieu modeste où « les femmes n’avaient pas la parole » ?
    Même avec la scène du viol ?
    Vous n’avez jamais croisé une personne de ce genre, dites-vous. Vous avez de la chance, peut-être. Personnellement, j’ai plutôt l’impression qu’elles courent les rues, ces personnes (des hommes aussi, il me semble), qui sont obligées de vivre le moins possible pour ne pas montrer qu’elles ne savent pas comment on fait. Ah, c’est sûr, ce ne sont pas des héroïnes comme dans les pubs… Personnellement, c’est plutôt à la télé et dans les magazines que je me demande où ils vont trouver leurs personnages, parce que dans la vraie vie, on n’en croise pas beaucoup qui leur ressemblent !
    Et encore, Fuyuko a de la chance, elle a trouvé le métier qui lui permet de se réaliser, le métier qui ne lui demande pas de « briller ».

    1. anniemots dit :

      vos arguments sont bons ! en fait comme je l’ai dit, je n’ai pas compris ce livre et même si je ne l’ai pas écrit j’étais certaine que ce livre toucherait quand même son public… c’est pourquoi j’ai fait une critique (en général je ne conseille que les livres qui m’ont plus). merci pour le commentaire. Anniemots

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