L’homme qui ment de Marc LAVOINE

Parution : janvier 2015 aux éditions Fayard

Le genre, le style : récit autobiographique.

Les lieux : essentiellement à Wissous (Essonne) et dans le Lot.

L’auteur : Marc est né le 6 août 1962 à Longjumeau (Essonne), il abandonne ses études à 16 ans pour faire du théâtre. Il débute sa carrière de chanteur en 1983. A côté de la chanson il s’intéresse aux enfants autistes en créant une association « Le Papotin », en référence à un journal du même nom créé à l’hôpital de jour d’Antony avec des articles écrits par les enfants eux-mêmes. « L’homme qui ment » est son premier livre en solo, mais il avait publié en 2011 avec Driss El Kesri chez Fayard « Toi et moi on s’appelle par nos prénoms ».

L’histoire : Marc nous raconte son enfance dans une banlieue ouvrière de l’Essonne, faite de petites choses banales : les copains, la famille, les camarades communistes du père, les premiers émois amoureux et des événements qui façonneront sa personnalité : la vie conjugale tumultueuse de ses parents, la souffrance de sa mère.

Mon avis : je fais partie des fans de Marc Lavoine pour ses chansons et surtout pour sa voix profonde et charmeuse ; mais je ne pensais pas avoir un jour à porter un avis sur un livre écrit par lui. Comme quoi pour lutter contre les idées reçues, quant au talent des gens, rien n’est sûr jusqu’à preuve du contraire ! Je n’avais pas prévu de lire ce livre, on me l’a prêté, c’est donc une surprise heureuse. Son texte a le goût de l’authentique : les sentiments, la vie des ouvriers, les objets de la vie quotidienne, tout est décrit avec délicatesse et vérité. L’écriture est sensible, belle, je suis bluffée.

Quand j’ai fermé le livre, moi qui ait à peu près le même âge que Marc, je me suis revue en colo, en camping avec les parents, aller chercher le muguet, regarder le tour de France et vibrer aux exploits de Poulidor ou Merckx, faire pétarader les mobylettes bleues et enfourcher un Solex, suivre la voiture jaune des PTT avec l’échelle dessus pour « ceux des lignes ». Et puis si tout ça est passé de mode, le reste, le cœur de l’histoire : un homme volage, une femme blessée, celle-là elle est intemporelle.

Pour résumer : le livre imprévu de ce début d’année. A conseiller à tous.

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