Fleur et sang de François VALLEJO

Parution : septembre 2014 aux éditions Viviane Hamy

Le genre, le style : roman français, roman historique. Deux récits s’entremêlent (un chapitre sur deux) l’un écrit à la première personne (Fleur, la partie historique) et l’autre à la troisième personne (Sang, l’époque actuelle).

Les lieux : Touraine, Paris / la seigneurie imaginaire de Montchevreüil et les hameaux de la paroisse de Neville-au-Désert près de Tours.

L’auteur : François est né le 10 février 1960 au Mans. Il est professeur de lettres classiques. Il a publié son premier roman en 1998 « Vacarme dans la salle de bal ». « Madame Angeloso » obtient le prix France Télévision en 2001 et « Ouest » reçoit le prix du Livre Inter en 2007. Tous ses romans sont publiés par Viviane Hamy.

L’histoire : Deux histoires sont racontées en parallèle, celles de deux chirurgiens à deux époques différentes. Très vite on distingue les traits qui les relient : d’abord leur nom, Delatour, on suppose l’existence d’une lignée de médecins sans que cela soit dit. Puis la présence d’un personnage féminin dans les deux histoires, mademoiselle de Montchevreüil et Irène de saint Aubin affligées chacune d’une claudication puis, je devrais dire surtout, le sentiment de puissance du chirurgien face à l’acte qui peut sauver ou tuer le patient.

Le chapitre 1, contant l’histoire contemporaine, s’ouvre sur les souvenirs du docteur Etienne Delatour. Il se rappelle sa première opération en chirurgie cardiaque après ses années d’internat en Touraine. Le thorax ouvert, la prothèse prête à être posée, il perd pied pendant quelques secondes « l’impression de ne plus rien savoir, plus d’une douzaine d’années d’études et de pratique anéantie, le vide en lui. », sans que personne ne s’en aperçoive. Puis, après l’opération, il pleure : « a-t-il au moins le droit de s’avouer à lui-même qu’il a sauvé un patient parce qu’il a perdu ses moyens ? », alors que toute l’équipe le félicite et prend ses larmes pour de la joie…

Le premier chapitre de l’histoire d’Urbain Delatour le Jeune commence quand, à douze ans, son père Urbain Delatour lui demande de l’accompagner dans ses visites aux malades et de commencer à préparer les potions et les onguents. A quinze ans son père lui demande de devenir son « garçon de chirurgie » mais écœuré par ce qu’il voit il préfèrerait se cantonner au métier de maître apothicaire. Malgré le soutien de sa mère il doit se soumettre sous peine d’être chassé de la paroisse ! « Je finissais, par force, par admettre mes talents et ma réussite dans un art dont je sentais qu’il me restait beaucoup à connaître. » Si leur territoire couvre plusieurs hameaux de la paroisse ce sont les douleurs vésicales du seigneur de Montchevreüil qui les occupent à temps plein …

Mon avis : Ce livre me pose problème ni bon ni franchement mauvais, de bons passages mais pas clair sur la finalité. La lecture est tout de même agréable, c’est bien écrit, François Vallejo est un bon écrivain, mais je dois avouer que j’ai eu du mal à m’intéresser au parallélisme des deux histoires, par moments j’ai même été tentée de les lire séparément, je n’ai pas saisi l’intérêt de les juxtaposer. J’ai eu une nette préférence pour l’histoire se passant au XVIIe siècle, les tourments du chirurgien moderne ne m’ont guère captivée.

Dans les deux récits : un père et sa fille vivent ensemble dans des relations de dépendance étroites suite au décès de la mère / la description des relations patients – médecins selon l’époque /une touche de psycho généalogie : l’histoire se répète-t-elle ?

Pour résumer : Même appréciation de la personne (étudiante en médecine) à qui je l’avais offert. Ce livre a reçu toutes sortes de critiques, à dominante positive, cela démontre encore une fois la subjectivité de la lecture.

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