Les luminaires de Eleanor CATTON

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Les luminaires - Parution : novembre 2014 aux éditions Buchet-Chastel

traduction de l’anglais (Nouvelle-Zélande) de Erika  Abrams

Le genre, le style : roman d’aventure, roman « d’ambiance », roman historique (19e siècle). Dans la grande tradition des grands romans anglo-saxons (presque 1000 pages).

Les lieux : Nouvelle-Zélande au 19e siècle

L’auteur : Eleanor est née le 24 septembre 1985 au Canada mais le quitte dès ses premières années. Sa famille s’installe en Nouvelle Zélande dans la région de Canterbury. Elle montre très vite des dons pour l’écriture. C’est pendant ses études de lettres à l’université Victoria de Wellington qu’elle obtient son premier succès littéraire et un premier regard flatteur de la critique pour « The rehearsal » (La répétition) en 2007. Ce roman a été publié en 2011 par Denoël et sorti en poche Folio en 2013.

Aujourd’hui enseignante, elle publie « Les luminaires » en 2013 et obtient pour ce titre, entre autres prix, le Booker Prize.

L’histoire : Nous sommes en 1866. Walter Moody, jeune homme de 28 ans, accoste au port de Hokitika sur la côte Ouest de la Nouvelle-Zélande. Fraichement débarqué de l’«Adieu-Vat », il vient grossir les prétendants à la ruée sur l’or. Il descend dans un petit hôtel « la Couronne » où se tient une assemblée de douze hommes qui interrompent leur discussion à son entrée. Se faisant très vite accepter il prend connaissance grâce aux récits des uns et des autres des événements arrivés depuis quelques semaines : la disparition d’un notable Emery Staines ; la tentative de suicide d’une prostituée Anna Wetherell ; et la découverte d’une fortune dans la demeure d’un ivrogne retrouvé mort, Crosbie Wells. Il s’implique très vite dans cette intrigue pour assembler petit à petit les pièces du puzzle.

Mon avis : c’est un roman foisonnant où les personnages et les retours dans le temps sont nombreux. Par moment on s’y perd un peu, il est utile de consulter la liste des personnages répertoriés au début de l’ouvrage. Il faut une sacrée dose de talent pour écrire un roman aussi dense. C’est pourquoi c’est un livre à réserver pour les longues périodes de lecture, si vous le lisez par petits bouts comme ce fut mon cas pour les 200 premières pages vous risquez de décrocher, c’est peut-être pourquoi je l’ai classé dans la catégorie « bon » au lieu de « très bon », j’ai hésité !

Autre intérêt : un fragment de l’histoire de la Nouvelle-Zélande nous est racontée, elle est peu connue en France. La ruée vers l’or qui nous est familière c’est celle des USA. Pourtant elle fut acharnée, réunissant tout ce que l’Europe comptait d’aventuriers ou d’hommes et de femmes en situation de rupture familiale, sociale ou amoureuse.

Les personnages sont tous hauts en couleur, faits d’intrigues et d’histoires dissimulées. Un bémol quant à l’objectif affiché en quatrième de couverture sur le roman qui « est une narration ambitieuse dont la structure emprunte à l’astrologie pour livrer un inoubliable roman d’amour et d’énigmes insolubles… ». S’il n’y avait pas eu ici et là quelques dessins et quelques titres évoquant l’astrologie, je ne me serai rendu compte de rien…

Pour résumer : bon roman dense et compliqué à réserver aux amateurs de huis clos. Car malgré les incursions dans les réserves des « naturels » et dans les concessions, l’essentiel se passe à Hokitika et à Port-Chalmers.

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