Au bon roman de Laurence COSSE

Parution : chez Gallimard en 2009 et en Folio n° 5074 en 2010

Le genre, le style : roman français gentiment mystérieux.

Les lieux : Paris et accessoirement des incursions dans les Alpes, en Bretagne et dans le Gard.

L’auteur : Laurence est née en 1950 à Boulogne-Billancourt dans les Hauts de Seine. Journaliste, critique littéraire et productrice à France Culture, elle a publié plusieurs romans essentiellement chez Gallimard mais aussi des nouvelles et des pièces de théâtre. Son roman le plus connu est « Le coin du voile » un polar théologique que Jacques Julliard avait encensé et qui a eu un beau succès de librairie.

L’histoire : trois personnes apparemment sans histoire sont victimes chacune leur tour d’accidents fâcheux, ils ont en commun d’aimer la littérature. Pendant ce temps Francesca et Ivan Georg qui se sont connus à Méribel ont mis sur pied un projet original: ouvrir une librairie. Mais pas n’importe laquelle, une librairie où on ne vendrait que des bons romans…

Bien entendu les deux faits relatés ont un lien. Francesca, inquiète de la tournure des événements décide de demander conseil à son neveu qui est préfet : connaîtrait–il quelqu’un dans la police ? Un rendez-vous est vite fixé avec un policier nommé Gonzague Heffner. Il les reçoit au siège de la Crim’. Il écoute alors Ivan et Francesca lui raconter toute l’histoire.

Mon avis : Ni bonne ni mauvaise cette fiction présente l’avantage de décrire parfaitement tous les aspects du métier de libraire. Sont décrits à la fois la « technique » du métier (offices, retours, rotation de stock, etc.) et la constitution de l’offre (priorité au choix littéraire ou au choix purement commercial). C’est dans la confrontation de ces points de vue que s’articule le roman : qu’est-ce qu’un bon roman ? Un bon auteur ? Sur quels critères doit-on s’appuyer ? Questions aussi anciennes que le métier lui-même. La résolution de cette équation est quasi impossible sauf à porter des jugements sur les lecteurs eux-mêmes, ce qui est parfois violent. Mieux vaut lire un best-seller moyen que de ne pas lire du tout : cette conception s’est forgée au temps de mes premiers pas dans le métier de libraire, quand F. (soyons charitable en ne le nommant pas) m’a gratifié d’un regard et d’un haussement d’épaule assassins quand, entre deux clients, je lui ai dit que j’avais adoré  « De la part de la princesse morte » de Kenizé Mourad… ce livre n’aurait pas eu sa place dans la librairie « Au bon roman ».

Pour revenir au roman de Laurence, l’intrigue en elle-même est assez légère mais agréable à lire, elle réside dans l’opposition violente que suscite cette nouvelle entreprise.

Pour résumer : à conseiller à tous ceux qui aiment le côté mystérieux des livres et qui n’auraient pas encore lu « Le club Dumas » de Pérez-Reverte, « Le manuscrit trouvé à Sarragosse » de Potocki ou bien encore de « L’ombre du vent » de Carlos Ruiz Zafon.

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