Station Eleven d’Emily ST. JOHN MANDEL

Parution : au Canada en 2014. Edité par les éditions Rivages en août 2016.

Traduction de l’anglais (Canada) par Gérard de Chergé

Le style, le genre : thriller écologique post civilisation, teinté de SF … qui, et cela ne me surprend pas, a vu ses droits cinématographiques déjà achetés par une société de production américaine.

L’auteur : Emily, que je ne connaissais pas, est née en 1979 en Colombie britannique sur l’île Denman. Son besoin d’écriture remonte loin puisque, suivant ses cours par correspondance, on lui demandait « d’écrire chaque jour quelque chose ». D’abord étudiante dans une université, elle bifurque très vite vers une école de danse à Toronto. Après avoir abandonné ce milieu elle fait beaucoup de petits boulots. Elle écrit plusieurs nouvelles et romans policiers dont « On ne joue pas avec la mort » (son deuxième) récompensé en France en 2014 par le Prix Mystère de la critique.

Personnalité attachante, elle défend les librairies indépendantes et elle souhaite continuer à travailler comme secrétaire dans un laboratoire de recherche sur le cancer de l’université Rockefeller à New York. Elle vit à Brooklyn.

Les lieux : à Toronto et dans la région du lac Michigan.

L’histoire : en plein milieu de l’acte IV du Roi Lear à l’Elgin Theatre de Toronto l’acteur Arthur Leander, 51 ans, s’effondre sur scène. Malgré les efforts de Jeevan, un spectateur qui s’est précipité à son secours, il décède. Jeevan, ancien paparazzi reconverti en secouriste paramédical, vient en aide à Kirsten, une petite fille qui joue une petite scène dans la pièce et qui est témoin de cette mort. Le même soir on apprend qu’une grippe mortelle se répand dans le monde entier, la grippe de Géorgie. Elle va décimer l’Humanité et la civilisation s’effondre suite à cette pandémie foudroyante. Vingt ans plus tard une troupe d’acteurs et de musiciens nomades continue à jouer du Shakespeare pour des petites communautés de survivants. Tous ceux, de près ou de loin, mêlés à la vie d’Arthur vont se retrouver, se croiser ou disparaître au fil de l’histoire, jusqu’à un aéroport…

Mon avis : j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans ce livre car j’ai eu le sentiment d’un début bâclé, de passer d’une scène de polar à une scène de fin du monde en très peu de pages. Pour moi cela aurait mérité un bien meilleur développement. Mais je me suis obstinée devant les louanges ayant accompagné la sortie de ce livre (et le ressenti positif d’une libraire), et au final je me suis laissée prendre à l’histoire sans pour cela m’esbaudir et si je m’y suis finalement intéressée (il m’a bien fallu 150 – 200 pages, sur 450) c’est grâce aux personnages féminins gravitant autour d’Arthur Leander.

Pour que vous ayez un point de vue positif, voici l’article de Christine Ferniot de Télérama.

Pour résumer : tout lecteur connaît un jour ou l’autre ce grand moment de solitude où toute la critique et les libraires trouvent un livre fantastique et vous … non !

Emily St. John Mandel.

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