
Parution : dans les éditions Métailié en mars 2019, en juin 2020 en édition de poche chez Points.
Broché : 624 pages – 23 € Poche : 744 pages – 9.50 €
Les lieux : Saint Jean de Luz, la Hollande, la Suède, la Laponie.
Le style, le genre : roman historique et d’aventure.
L’auteur : Olivier TRUC est né à Dax. Journaliste, il vit depuis 1994 à Stockholm où il a été le correspondant du Monde, auquel il collabore toujours. Spécialiste des pays nordiques et baltes, il est aussi documentariste et scénariste. Il est aussi l’auteur de L’Imposteur, et de la série sur la police des rennes : Le Dernier Lapon (prix des lecteurs Quais du Polar et prix Mystère de la critique), Le Détroit du Loup, La Montagne rouge et Les Chiens de Pasvik.
L’histoire : Stockholm, 1628. Alors que le magnifique Vasa s’enfonce dans les eaux sombres du Mälaren, Izko est témoin d’une scène étrange : un homme est tué, une femme en fuite met au monde un enfant. Elle fait un geste. Malédiction ou prémonition ? Comme tous les jeunes Basques, Izko rêvait de chasse à la baleine dans les eaux glacées des confins du monde sur les pas de son père, un harponneur de légende. Mais une force mystérieuse a changé le cours de son destin, le vouant au service de Dieu et du roi : il sera espion de Richelieu.
Après avoir étudié la cartographie à Lisbonne et Stockholm, Izko part explorer les Indes boréales, où les Suédois espèrent trouver des mines d’argent pour financer leurs guerres tandis que des pasteurs fanatiques convertissent les Lapons par la force. Tenu par un terrible chantage, Izko devra frôler mille morts, endurer cent cachots pour conjurer le sort et trouver sa liberté, aux côtés des Lapons fiers et rebelles et d’une femme qui l’a toujours aimé.
Mon avis : l’évènement saisissant et mystérieux auquel assiste un jeune garçon à Stockholm, l’histoire politique, religieuse et économique de l’Europe du 17e siècle, la colonisation dans la douleur du territoire des Lapons avec le corollaire de l’évangélisation, la cartographie arme absolue des politiques et des marchands, tels sont les ingrédients de ce livre réunis par Olivier pour nous faire découvrir l’histoire du nord de l’Europe et notamment de la Laponie. C’est une épopée dense qui court sur une période allant de 1628 à 1693. Le début de l’histoire est marquée par l’inquisition en pays basque et se continue avec les guerres de religion, « papistes » contre « réformés » d’une violence absolue (comme quoi l’histoire est un éternel recommencement) avec son lot d’emprisonnements, de meurtres, de tortures. Au milieu de tout ça des individus luttent ou se compromettent au nom d’idéaux territoriaux, religieux ou mercantiles.
Tout est passionnant mais il est des moments où l’intérêt baisse un peu, le roman est trop long à mon goût et nuit à l’intérêt de la trame romanesque. J’ai également une interrogation sur les motivations et les agissements de Izko Detcheverry le héros du livre qui ne sont pas très clairs dans sa période adulte, autant ça l’est au départ… (je ne peux guère en dire plus au risque de divulgâcher), je n’ai jamais vraiment réussi à m’intéresser à lui, sauf par épisodes. En revanche il y a des personnages qui m’ont beaucoup intéressée : des cartographes, des marchands hollandais, des pasteurs, des chefs de clan lapons, et les femmes encore une fois coupables de tout et qui subissent…tout.
Pour résumer : mon impression est mitigée, ravie de m’être transportée dans ce 17e siècle passionnant mais déçue de la longueur de certains passages. La balance penche malgré tout dans le positif. Ce livre plaira aux amateurs d’histoire et de cartographie.

Ce n’est pas forcément un roman pour moi, mais j’ai des passionnés qui apprécieront sûrement dans mon entourage ! Titre noté pour des cadeaux sous le sapin ☺️
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