Parution : en mai 2014 dans les éditions Actes sud. En poche en mai 2016 chez Babel. (Également sorti en juin 2017 au Livre de poche). Traduction de l’anglais (États-Unis) par Laure Manceau.
Broché : 432 pages – 23 € Poche : Livre de Poche 9.90
€ Babel 10.40 €
Le style, le genre : d’abord sous forme de nouvelle de science fiction qu’il met en ligne en 2011, Hugh propose la description d’une société où l’on ne percevrait plus le monde extérieur que par le biais d’un écran. Peu après, devant le nombre de messages de lecteurs lui réclamant une suite, il imagine quatre nouveaux épisodes – donnant naissance à «Silo», devenu depuis un best-seller international.
L’auteur : Hugh Howey est né en 1975. Successivement capitaine de yacht, couvreur, puis employé dans une librairie universitaire, il vit désormais à bord de son catamaran, le Wayfinder, en Floride. Son projet : écrire le roman qu’il aurait envie de trouver au rayon SF de sa librairie. Ce sera la trilogie Silo, best-seller mondial, traduite dans plus de quarante pays. Actes Sud a également publié Phare 23, Outresable, Outredune et Une colonie.
Les lieux : dans des silos sur une Terre dévastée.
L’histoire : attention l’intrigue se dévoile À la suite d’un soulèvement, les habitants du silo 18 sont face à une nouvelle donne. Certains embrassent le changement, d’autres appréhendent l’inconnu. Personne n’est maître de son destin. Le silo est toujours sous la menace de ceux qui veulent le détruire. Et Juliette sait qu’elle doit les arrêter. La bataille pour le silo a été gagnée. La guerre pour l’humanité ne fait que commencer. Donald a pris la place de Thurman. Juliette, quant à elle, est maire du silo 18, et compte en découdre avec les dirigeants du silo 1. Le compte à rebours commence. Donald parviendra-t-il à déjouer la logique macabre du silo 1 ? Juliette réussira-t-elle à s’échapper du silo 18 ? La vie sur Terre pourra-t-elle reprendre, ou s’agit-il d’un ultime leurre ? Avec «Silo Générations», Hugh Howey apporte la touche finale à un cycle déjà culte.
Mon avis : le 3e volet tient ses promesses, haletant et addictif, je n’ai pas ressenti les moments un peu « mous » du 2e tome. Il est aussi plus clair, moins d’allers et retours dans le passé qui mettaient un peu la cervelle à l’envers ! La manipulation des esprits est ici bien présente et instructive. Il y a quelques années encore j’aurai lu ce livre de manière détendue mais aujourd’hui avec l’arrivée de l’IA, les menaces internationales de toute nature et les fous furieux, ou les incapables, qui dirigent certains pays, les mers de plastiques et la disparition de nombreux êtres vivants, cette lecture devient beaucoup plus inquiétante et interroge sur la capacité des Humains à réfléchir face à des manipulations diverses et variées… La dystopie ne serait-elle plus seulement un procédé littéraire ?
Pour résumer : je conseille ce roman de SF à un large public.
