Parution : en 2023 dans les éditions Calmann-Lévy. Et au Livre de Poche pour le format poche en 2024.
Poche : 768 pages – 10.40 €
Le style, le genre : roman historique, la décennie 1950. Saga familiale et sociale.
L’auteur : Pierre Lemaître est né le 19 avril 1956 à Paris. Après des études de psycho il enseigne à des adultes les littératures française et américaine. Puis il commence à écrire des polars. A 55 ans (en 2006) il gagne le Prix du premier roman au festival de Cognac pour Travail soigné. Il a ajouté à sa trilogie un quatrième volet Rosy et John paru directement en format poche en mai 2014. Ses maîtres en littérature policière sont Bret Easton Ellis, Émile Gaboriau, James Ellroy et William McIlvanney. Son premier roman hors polar, Au revoir là-haut, prix Goncourt 2013 entame la trilogie des Enfants du désastre avec Couleurs de l’incendie (2018), Miroir de nos peines (2020). Le grand monde (2022) est le premier volume d’une nouvelle saga Les années glorieuses, Le silence et la colère (2023) est le deuxième.
Les lieux : Paris, le Liban et Chevrigny en Bourgogne (fictif).
L’histoire : ne comprenant pas très bien les résumés du Livre de Poche des 4e de couverture des romans de Pierre Lemaitre, repoussoirs… à mon avis, je vous livre celui de Wikipédia.
On retrouve les membres de la famille Pelletier, et les événements se déroulent à nouveau pendant la même année (1952). Le récit se situe essentiellement en France métropolitaine, à Paris, mais aussi dans plusieurs villes de province : dans les Ardennes, en Normandie, dans un village fictif de Bourgogne et dans une moindre mesure, au Liban où Louis, le patriarche, réside toujours avec son épouse Angèle.
On y suit également les trois enfants restants de la fratrie. Jean, l’aîné, toujours mal marié et confronté à sa propre violence, survit grâce à l’amour qu’il porte à sa fille de 3 ans, et étend son commerce de textile dans la capitale. François, journaliste talentueux et ambitieux, vit une romance passionnée, mais tumultueuse. Hélène, la cadette devenue elle aussi journaliste, enquête sur la construction d’un immense barrage hydroélectrique qui va engloutir un village, tout en devant faire preuve de détermination, étant une femme dans un monde d’hommes. Dans ce volet, c’est principalement cette dernière qu’on peut considérer comme l’héroïne du récit, bien que la famille Pelletier en reste le « personnage collectif » principal.
Mon avis : il va être bref. C’est un roman qui se lit bien, aventures et rebondissements en tout genre comme à son habitude, avec tout de même cette histoire de barrage que j’ai trouvée
extrêmement longue. Et des personnages à qui il prête des fragments de vie assez originaux, c’est le moins que l’on puisse dire, mais qui, chez moi, n’ont pas suscité d’intérêt réel. Même quand il s’est agi du thème de l’avortement, clandestin et réprimé. Je prends de moins en moins de plaisir à le lire, un peu comme les romans de Fred Vargas. De l’essoufflement dans l’air. je ne comprend pas très bien les critiques dithyrambiques que j’ai pu lire ici ou là. 🫢
Pour résumer : je l’ai lu comme je lirai les suivants parce que c’est Pierre Lemaitre, mais je ne suis pas certaine que je vais me souvenir de ce livre très longtemps, contrairement à Au revoir là-haut et à cette trilogie fantastique des Enfants du désastre.
