« La trilogie Verhoeven » 1 Travail soigné 2 Alex 3 Sacrifices de Pierre LEMAITRE

Alex

Travail soigné                                Sacrifices

Parution : format poche au Livre de Poche en juin 2010 / mai 2012 et février 2014

Premières éditions éditions Le Masque (2006), puis Albin Michel (2011 et 2012)

Le genre, le style : roman policier contemporain

Les lieux : Paris et banlieue

L’auteur : Pierre Lemaitre est né le 19 avril 1956 à Paris. Après des études de psycho il a enseigné à des adultes les littératures française et américaine. A 55 ans en 2006 il gagne le Prix du premier roman au festival de Cognac (défunt festival cinématographique et littéraire puisque disparu en 2007) pour « Travail soigné ». Il a ajouté à sa trilogie un quatrième volet « Rosy et John » paru directement en format poche en mai 2014.

Ses maîtres en littérature policière sont Bret Easton Ellis, Émile Gaboriau, James Ellroy et William McIlvanney.

Son premier roman hors polar « Au revoir là-haut » a remporté le prix Goncourt 2013.

Les histoires : la trilogie commence avec « Travail soigné ».

Le cadre est classique : la brigade criminelle. La « brigade Verhoeven » l’est un peu moins : elle est composée de quatre hommes.

Le commandant Camille Verhoeven mesure 1m45. En raison de l’excès de tabac de sa mère, une artiste plasticienne, il a été victime d’une hypotrophie fœtale. Il est marié à Irène qui attend un enfant, et il aime les affaires hors normes il va être servi.

Louis est un policier atypique, très riche, bardé de diplômes en droit, en économie, en histoire de l’art et en psycho, qui s’est demandé un jour ce qu’il faisait de sa vie. Il avait envie d’être utile à quelque chose, il est devenu policier.

Armand, homme triste, est depuis vingt ans dans la police, c’est un radin pathologique dont la tare se voit même sur son visage.

Jean-Claude Maleval a 26 ans, c’est un beau gosse aimant un peu trop au goût de Verhoeven les plaisirs de la nuit, « Maleval avait le profil d’un futur ripou comme certains enfants ont l’air de futurs cancres dès la maternelle. »

Deux jeunes femmes sont assassinées le crime est sordide. Quand l’équipe arrive dans une petite usine désaffectée située dans une friche industrielle de Courbevoie, Camille  « n’avait pas fait trois pas dans la pièce que son regard avait déjà embrassé un spectacle que le pire de ses cauchemars eût été incapable d’inventer, des doigts arrachés, des flots de sang coagulé, tout ça dans une odeur d’excréments, de sang séché et d’entrailles vidées.(…)

L’assassin se joue de Camille, il prend contact avec lui par courrier et il semble avoir tout prévu, la traque s’annonce difficile…

Alex

Trois ans plus tard…

Alex adore les perruques, elle en essaye de toutes sortes. Pendant ses essayages elle s’aperçoit qu’un homme la regarde. C’est la fin de la journée elle n’est pas pressée de rentrer chez elle, personne ne l’attend. La nuit tombe elle renonce à prendre le bus pour rentrer chez elle près de la porte de Vanves. Alors qu’elle est presque arrivée le même homme l’attaque, la neutralise et la jette dans un fourgon.

Quand Verhoeven trouve l’endroit où elle était séquestrée, Alex a disparu…

Sacrifices

Un an plus tard…

Lors d’un braquage qui a mal tourné, la nouvelle compagne de Verhoeven a été rouée de coups et laissée pour morte. Seule témoin de l’attaque contre la bijouterie elle est en danger.

Mon avis : Excellents polars, l’auteur maintient le suspense jusqu’au final qui décoiffe. Il nous balade avec brio à chaque rebondissement. A priori je n’aime pas forcément les descriptions « gore » dans les polars mais j’avoue que la force de son histoire et la qualité de son écriture font passer tout ça assez bien, même si parfois j’étais en apnée ! Pour justifier ces débordements sanguinaires il dit dans une interview :  » On n’est plus dans une période calme, comme du temps de Simenon, avec un cadre élégant, assez tranquille. On est dans une époque plus violente, plus rapide. Le roman policier est aussi là pour transcrire cette réalité. »

Le dernier volet est un peu en dessous à mon goût.

Pour résumer : à consommer sans modération, trilogie idéale à emporter dans ses bagages pendant les vacances.

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