Portraits de Dezso KOSZTOLANYI

PORTRAITSParution : mai 2013 aux éditions La Baconnière (ouvrage écrit en 1929 en langue hongroise)

Le genre/le style : textes très courts, 3 à 6 pages maximum sur le mode de l’enquête journalistique auprès des gens de la rue et de leurs métiers (35 textes).

L’auteur : Dezso est né en 1885 à Szabadka dans l’empire austro-hongrois (nom actuel : Subotica en Serbie), mort en 1936 à Budapest. Il ne suit pas du tout les traces familiales (père professeur de mathématiques et un grand-père officier dans l’armée) puisqu’il publie à 16 ans son premier poème dans Le journal de Budapest, avant d’entamer des études de philologie hongroise et allemande, puis d’histoire et de philosophie. Interrompant ses études il devient journaliste, il collabore à la plupart des journaux nationaux de Hongrie et dans des revues de littérature. Il traduit en hongrois Maupassant, Molière, Rostand, (entre autres). Il écrit plusieurs romans dont « Alouette » (publié chez Viviane Hamy), « Le traducteur cleptomane et autres nouvelles » (également chez V. Hamy), et des recueils de poèmes. Voir l’article de Wikipédia très complet, et celui des « mardis hongrois de Paris« . Et quel beau gosse, un physique d’acteur, je joins exceptionnellement une photo !!!

Les lieux : à Buda et à Pest (Hongrie). La ville actuelle Budapest a été créée en 1873 en fusionnant les villes de Buda, de Pest et d’Obuda mais dans les esprits (et les cœurs) les gens parlaient encore dans les années 20 de Buda et de Pest.

L’histoire : 35 petites histoires, 35 portraits sur le vif : le livre s’ouvre sur la sage-femme, le soldat, le barbier. Viennent se greffer : la Française, l’élégante, le Turc, le Tzigane, l’Espagnol. Le livre se referme sur … le fossoyeur !

Mon avis : un pur bonheur, ce livre n’a l ‘air de rien mais c’est plein d’humour, d’ironie, de descriptions savoureuses et de poésie. Texte qui bénéficie de l’excellente traduction de la flamboyante, de la sympathique et de la passionnée Ibolya Virag.

Une preuve ? Voyez dans le maître-nageur, le moustachu se fait cueillir dès le début de l’entretien !

«     – Une question : savez vous nager ?

–       Moi ? Il se redresse. Je suis le maître nageur.

–       Je le sais. Mais j’ai rencontré un maître nageur qui ne savait absolument pas nager.

–       Sur la Lune ?

–       Non. Dans la Grande Plaine.

–       C’est curieux.

–       Mais vrai. C’était un excellent maître nageur. Mais un jour, tandis qu’il donnait une leçon, il est tombé dans l’étang, le pauvre, et il a crié à l’aide. C’est son élève, une petite fille de neuf ans, qui l’a sauvé.

–       Vous plaisantez, Monsieur !

–       Absolument pas. Voyez-vous : c’est comme la critique littéraire. Il existe… (pour la suite, vite courez chez votre libraire et commandez ce livre, vous ne serez pas déçu.)

Pour résumer : Les 35 textes sont aussi bons les uns que les autres. Vous allez découvrir un des auteurs hongrois les plus importants. Thomas Mann le tenait pour un écrivain magnifique : « Votre nom sera énuméré parmi ceux qui participent activement à la vie spirituelle et culturelle de l’Europe d’aujourd’hui. »

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