Du domaine des murmures de Carole Martinez

le

Parution : collection Blanche Gallimard 2011

en Folio en janvier 2013

Le genre : roman historique et bien au-delà !

Les lieux : le domaine des Murmures (imaginaire) dont le fief est bordé par la Loue se trouve dans le comté de Bourgogne à Hautepierre. «Déjà, rien que le nom de la Loue est splendide. Et puis cette idée de la source de la Loue peinte par Courbet en lien avec l’Origine du monde.. Comme je parle du féminin, cette Loue si féminine me convenait bien, il fallait que je pose mon château là !

L’auteur : Carole Martinez, née en 1966, est d’origine espagnole. Elle était professeure de français au collège Victor Hugo d’Issy les Moulineaux. Son premier roman « Le cœur cousu » est sorti chez Gallimard en février 2007, il a obtenu de nombreux prix. « Du domaine des murmures » a figuré dans la dernière sélection du Goncourt 2011 et a finalement obtenu le prix Goncourt des lycéens la même année et le prix Marcel Aymé en 2012.

L’histoire : En 1187, le jour de son mariage avec Lothaire, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire «oui» : elle veut faire respecter son vœu de s’offrir à Dieu, contre la décision de son père, le châtelain régnant sur le domaine des Murmures. La jeune femme est emmurée dans une cellule attenante à la chapelle du château, avec pour seule ouverture sur le monde une fenestrelle pourvue de barreaux. Mais elle ne se doute pas de ce qui est entré avec elle dans sa tombe…
Loin de gagner la solitude à laquelle elle aspirait, Esclarmonde se retrouve au carrefour des vivants et des morts.

Mon avis : C’est un roman étonnant, Carole fait parler une jeune femme de 15 ans emmurée vive, selon son propre souhait, comme cela se pratiquait au Moyen âge. Le monde ne lui apparaît qu’à travers la petite fenêtre ménagée dans la muraille de son tombeau. Immobile, quasi aveugle, coupée de l’univers et des autres, l’héroïne n’en est que plus lucide. On est à mi-chemin de la littérature courtoise et du roman d’introspection psychanalytique. C’est par son enfermement que sa vie va peser sur celle des autres . Même recluse Esclarmonde nous entraine dans le tourbillon des croisades et des éclats politiques du 12e siècle. L’écriture est magnifique, je peux même la qualifier d’étincelante.

Pour résumer : chef d’œuvre !

2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Clara dit :

    Roman historique presque en huis-clos, en un mot excellent !

    1. anniemots dit :

      l’auteur vient de sortir un nouveau roman un peu semblable à celui ci

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