L’île des chasseurs d’oiseaux de Peter MAY

L'Ile des chasseurs d'oiseauxParution : 2009 aux éditions du Rouergue et 2011 chez Babel Noir (collection de poche d’Actes Sud)

L’auteur : Peter est né à Glasgow en décembre 1951. Il vit en France dans le Lot. Il est romancier mais aussi scénariste de télévision pour la TV écossaise et la BBC. Ses romans ont pour cadre l’Ecosse, mais aussi la Chine où il est membre honoraire de l’Association des auteurs chinois de romans policiers.

« L’île des chasseurs d’oiseaux »  a obtenu en 2010 le « prix Les Ancres Noires », c’est un prix décerné par une association du Havre au mois de juin à l’occasion de leur (excellent) festival autour de la « littérature noire et policière ». Pour info cette année c’est du 13 au 15 juin (2014).

Les lieux : Edimbourg et l’île de Lewis en Ecosse.

L’histoire : Fin MacLeod est inspecteur de police à Edimbourg. Désespéré par le décès de son fils, il est pressé par l’inspecteur principal Black de reprendre du service.« Fin accusa le coup. Il secoua la tête : « j’ai besoin d’un peu de temps.   – Vous en avez eu Fin. Maintenant vous revenez ou vous démissionnez. »

C’est ainsi que Fin MacLeod part sur son île natale de Lewis, située dans l’archipel des Hébrides pour une mission délicate. Il y est chargé de mener une enquête après la découverte d’un cadavre. La mise en scène ressemblant étrangement à un meurtre commis quelques mois auparavant dans sa ville d’Edimbourg, il doit établir les liens entre les deux meurtres. Depuis son départ il y a 17 ans pour étudier à l’université d’Edimbourg il n’était jamais retourné sur son île. Les camarades qu’il avait laissés là-bas il va les retrouver. Assisté par l’inspecteur Gunn, son passé et son enquête vont se mêler puisque le mort c’est Angus Macritchie, un gros dur qui sévissait déjà à l’école et qui n’a presque laissé que de mauvais souvenirs aux garçons de l’île…

Mon avis : « L’Île des chasseurs d’oiseaux » est le premier tome d’une trilogie qui se déroule en Écosse, le pays natal de Peter. On a utilisé pour ce livre le terme de « huis clos insulaire », il est justifié car rien ne semble avoir bougé au physique comme au mental dans les pensées et les façons de vivre des habitants. Le héros est replongé dans son enfance et son adolescence avec tous ces secrets qui font le bonheur des amateurs de romans noirs. Ce qui captive et nous tient en haleine c’est plus ce cheminement dans l’histoire de Fin que dans l’intrigue policière proprement dite même si l’une est la conséquence de l’autre. Ce roman est tellement prenant que nous aurions pu aisément nous passer de l’aspect policier, la vie insulaire avec ses traditions, ses coutumes et son immobilisme étant à elle seule l’héroïne. Et cette île sans arbres recouverte de landes, giflée par les pluies et les vents est, elle aussi, la star. (sans oublier bien sûr la petite île de Sula Sgeir théâtre de bien des tragédies)

Pour résumer : très bon roman noir, on ne le lâche pas. J’ai hâte de lire les suivants. (« L’Homme de Lewis » (2013) et « Le Braconnier du lac perdu » (2014) tous les 2 en poche chez Babel)

 

 

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