L’analphabète qui savait compter de Jonas Jonasson

Parution : en 2013 aux Presses de la Cité, en format poche chez Pocket en novembre 2014.

Traduit du suédois par Carine Bruy.

Le genre, le style : roman farfelu qui revisite l’histoire récente du monde, en particulier celles de la Suède, de la Chine et de l’Afrique du sud.

Les lieux : Soweto (Afrique du sud), Gnesta et Södertälje près de Nyköping (Suède)

L’auteur : Jonas Jonasson est né à Växjö dans le sud de la Suède le 6 juillet 1961, il est journaliste et possède sa propre société de production. Il va devenir un habitué des meilleures ventes, après « Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire » (6 millions d’exemplaires vendus dont 1 million en France) il a récidivé avec ce titre traduit dans de nombreux pays et qui suit le même chemin !

L’histoire : deux destins vont se rencontrer, l’un en Suède personnifié par Holger 1 et Holger 2, tout deux fils de Ingmar Qvist qui est décidé à instaurer la République en Suède par tous les moyens. Enfants, les deux frères n’ont eu droit comme décoration de chambre qu’aux posters très républicains de De Gaulle et Roosevelt.

L’autre destin c’est celui de Nombeko une enfant noire née dans un bidonville de Soweto dans les années 60. Orpheline à 10 ans, elle occupe l’emploi de videuse de merde dans les latrines du ghetto. Douée en calcul elle est cependant analphabète jusqu’à ce qu’un vieil homme amateur de livres lui enseigne la lecture. C’est décidé elle va quitter le ghetto avec quelques billes en poche … et un sacré culot. C’est un accident dont elle est victime dans la rue le lendemain de ses 15 ans à Johannesburg qui va accélérer la folle histoire de cette jeune fille. En Afrique du sud on ne plaisante pas : victime elle est, mais condamnée elle l’est aussi : elle marchait sur un trottoir réservé aux Blancs et l’avocat commis d’office oublia de se présenter au procès. Sans moyens (enfin presque…) de payer l’amende elle est condamnée à servir de bonne à l’ingénieur Engelbrecht Van der Westhuizen pendant 7 ans.

Le dit ingénieur travaille sur la mise au point de la possible première bombe atomique sud-africaine…

Mon avis : ce roman complètement loufoque est aussi réussi que « Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire » du même auteur. Son héroïne se retrouve au cœur des affaires hautement sensibles de la course aux armements nucléaires, elle va apprendre le chinois avec trois sœurs retenues elles aussi par l’ingénieur, puis se lier d’amitié avec le président chinois Hu Jintao, avoir maille à partir avec deux agents du Mossad, les services secrets israéliens. Et se promener à travers la Suède avec une bombe atomique en compagnie de l’encombrante famille Qvist !…

Ce qui est étonnant c’est que même si rien n’est vraisemblable, on se plonge dans l’histoire comme si tout était crédible grâce au brio du romancier. Peut-être aurait-on envie que les histoires merveilleuses deviennent réalité et nous éloignent de la monotonie de la vie quotidienne ?

Pour résumer : roman facile à lire, fantaisiste. Je conseille de ne pas le commencer trop tôt après avoir lu son premier roman car les ressorts sont un peu les mêmes et on pourrait y trouver moins de plaisir.

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