Le mec de la tombe d’à côté de Katarina MAZETTI

Parution : roman paru en 2006 aux excellentes éditions Gaïa, puis en poche chez Babel (Actes Sud) en 2009

Traduit du suédois par Lena Grumbach et Catherine Marcus

Le genre, le style : roman d’amour débordant d’infaisabilités… Les deux personnages principaux racontent leur histoire alternativement et à la première personne.

Les lieux : une ville en Suède, une ferme dans la campagne suédoise.

L’auteur : Katarina est née à Stockholm en 1944 mais grandit à Karlskrona, port naval du sud de la Suède. Elle fait d’abord des études de journalisme puis d’anglais et de littérature à l’université de Lund. Elle a écrit de nombreux textes, romans pour enfants ou adultes, textes de chansons, chroniques pour la radio et les journaux.

L’histoire : Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire de métier, et citadine pragmatique, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance. Au cimetière, elle rencontre le mec de la tombe d’à côté, dont l’apparence l’agace autant que la tombe avec sa stèle tape-à-l’oeil.
Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s’en sort comme il peut, de façon assez rustique, et grâce à une bonne dose d’humour et d’autodérision. Chaque fois qu’il la rencontre, il s’énerve contre la «Crevette » qui occupe le banc au cimetière avec lui, avec son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie. Rien, a priori, ne rapproche ces deux-là, et pourtant, il suffira d’un sourire qui éclate simultanément sur leurs lèvres, pour qu’ils soient tous deux éblouis.
C’est le début d’une histoire d’amour assez cocasse. Ils sont tout le contraire l’un de l’autre. Elle ne sait pas cuisiner, il lit tout au plus un livre par an. Elle veut aller à l’opéra, lui doit traire les vaches. Il traîne avec lui une odeur d’étable, elle vit dans un appartement aseptisé. Mais leur passion amoureuse est sans bornes.
Roman d’amour drôle, tendre, à l’humour décapant, Le mec de la tombe d’à côté touche pourtant là où ça fait mal : ce fossé qui sépare les catégories sociales. On ne peut plus contemporain… (Texte éditeur Gaïa)

Mon avis : comment parler d’un livre que je n’ai pas aimé mais qui a été un best-seller en France… et ne parlons pas de la Suède ! Selon l’auteur si ce roman a été aussi bien accueilli dans son pays c’est en raison de l’avalanche dans les librairies de romans contemporains sombres, déprimants et ne parlant que de meurtres et de suicides. Est-ce une raison pour tomber dans la mode de ces romans loufoques ou improbables n’ayant pour horizon que de se démarquer à tout prix ?

Que dire ? Cette histoire est une vraie caricature du choc des cultures (c’est le cas de le dire) entre cette intello et ce gars sentant la bouse de vache. Je n’ai pas pu me plonger dans l’histoire tellement les situations poussées à l’extrême ne permettent à aucun moment de croire à cette histoire. Voici les questions traitées : l’amour est-il plus fort que l’appartenance à une classe sociale ? Le milieu dans lequel nous vivons va-t-il décider de nos partenaires amoureux ? Etc.

Les bons passages se situent à partir du chapitre 35 (54 petits chapitres en tout) quand il commence à y avoir de l’eau dans le gaz… A part ça rien à dire sur l’écriture ça « coule » bien, avec quelques moments bien tournés.

Pour résumer : je ne comprends pas le succès de ce livre et c’est rare ! Ce qui m’intéresse en tant que libraire c’est à qui peut-il plaire ? J’aimerai bien avoir un retour…

4 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. K100dre dit :

    Pourquoi j’ai aimé le mec de la tombe d’à côté.

    Tout d’abord, je l’ai lu il y a longtemps.C’est toujours un plaisir douvrir un roman édité chez Gaïa ;leurs pages sont toutes roses et leurs livres sont très beaux!, En plus, Il est plein de tendresse ce roman, plein dhumour aussi. Dun point de vue narratif, c’est ingénieux de voir toujours une scène décrite des deux points de vue des personnages principaux. De plus, cette technique donne envie de sourire au lecteur. Pourtant, ce sont ces divergences de regards sur les mêmes scènes qui les condamnent à ne pas pouvoir continuer à se voir. C’est un roman d’amour, une sorte de Roméo et Juliette de l’âge moderne séparés par les exigences de la vie. Il y a pourtant des scènes formidables dans ce roman, lorsque Benny traîne Désirée dans les magasins pour la couvrir de cadeaux lorsqu’il apprend que c’est son anniversaire par exemple ou lorsquil la suit et rentre dans la bibliothèque et qu’elle ne lui répond à peine.
    En tout cas, la littérature suédoise, cela ne laisse pas indifférent. Si tu n’as pas aimé , mon copain non plus et ma mère a trouvé ça plutôt rigolo.

    Je me prête au jeu puisque tu souhaites une réponse mais je sais bien que tu ne changeras pas d’avis. Tu en attendais certainement trop comme tous ces livres qu’on voit indéfiniment en piles dans les librairies.

    1. anniemots dit :

      K100dre,
      il est vrai que j’attendais beaucoup de ce roman avec ce titre original et ce succès international. peut être mon histoire personnelle explique-t-elle aussi ma déception. J’aime beaucoup Gaïa également, j’avais lu la saga des émigrants de Moberg il y a longtemps dans cette édition avec ses pages toutes rouges.
      merci d’avoir expliqué pourquoi vous l’avez aimé. bonne nuit

  2. Clara dit :

    au début j’ai plutôt bien aimé puis à la fin j’ai trouvé que les deux points de vue rendaient l’histoire trop répétitive; l’histoire ne fait pas « vraie », trop gentillet à mon goût

    1. anniemots dit :

      lis Une promesse, là tu verras c’est autre chose !

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