La part des flammes de Gaëlle NOHANT

eho_nohantLa Part des flammesParution : en 2015 aux éditions Héloïse d’Ormesson et en avril 2016 au Livre de Poche.

Le style, le genre : roman historique situé dans les dernières années du 19e siècle.

Les lieux : Paris

L’auteur : Gaëlle est née en 1973 à Paris. Elle vit à Lyon. Elle écrit depuis une dizaine d’années. C’est son deuxième roman après « L’ancre de rêves ». Son manuscrit avait été refusé par son éditeur Robert Laffont, qui doit s’en mordre les doigts puisque Héloïse d’Ormesson et tous les acteurs du livre ont tout de suite été conquis et ont fait de ce livre un vrai succès. L’adresse de son blog.

L’histoire : Nous sommes à Paris rue Jean Goujon le 4 mai 1897, toutes les femmes de l’aristocratie se pressent au Bazar de la Charité, l’événement mondain où il faut être : une vente de bienfaisance présidée par le baron de Mackau permettant de vendre des objets, lingerie et colifichets divers, au profit des plus démunis. Les places sont chères pour faire partie des élues qui se tiendront derrière les comptoirs aux côtés des plus grandes familles de l’aristocratie. Dans l’enfer de l’incendie déclenché par la lampe du cinématographe plusieurs personnages se rencontrent. Violaine de Raezal, rejetée par ses pairs depuis la mort de son mari et qui obtiendra le précieux sésame pour figurer aux côtés de la duchesse d’Alençon princesse de Bavière et petite sœur de Sissi. Constance d’Estingel, présente également quand le bazar prend feu, est une jeune fille introvertie élevée dans une pension religieuse des dominicaines de Neuilly. Délaissée par ses parents et singulièrement par sa mère elle est à la fois révoltée et craintive face aux dangers du monde, toute retranchée derrière l’omniprésence sur sa conscience de la Mère Marie-Dominique. C’est pourquoi c’est vers celle-ci que Constance se confie. Un homme d’origine hongroise, Laszlo de Nérac, la courtise et se laisse aller à des paroles empreintes de désir… Est ce bien convenable ?

L’incendie qui se déclare, terriblement meurtrier, va bouleverser durablement la vie mondaine parisienne, séparer mais aussi rapprocher les êtres…

Mon avis : c’est un roman inspiré d’un fait divers que Gaëlle dit avoir découvert dans Libé. La lampe du cinématographe présent dans le bazar s’est enflammée, vouant définitivement (le croyait-on) aux gémonies cet appareil de malheur. 126 morts presque toutes des femmes.

https://bioscopic.files.wordpress.com/2007/10/bazar1.jpg?w=345&h=261
1897 © Roger-Viollet

Le charme du roman c’est qu’il mêle personnages réels et personnages fictifs et qu’il repose sur une documentation précise de l’époque, j’ai aimé. Deux mondes se côtoient celui des aristocrates et de leur domesticité avec des relations pas forcément antagonistes. Le personnage de Joseph, le cocher de la duchesse d’Alençon, est un de ceux que j’ai trouvé le plus attachant.

 

Illustration tirée du Supplément littéraire illustré du Petit Parisien du 16 mai 1897.

Le bémol de ce livre, à mon goût, c’est son côté un peu trop romanesque (je veux dire pour filles… un peu « fleurs bleues » 🙂 ) mais l’auteur s’en réclame « Il m’a fallu quatre ans pour l’écrire. Je voulais que le romanesque prime, mais aussi restituer l’esprit d’alors, l’air du temps, et pour ce faire j’ai dû m’imprégner de quantité de recherches et lire les journaux d’époque sur toutes sortes de sujets, des grands brûlés à l’hystérie et aux règles du duel… »

Pour résumer : best seller établi qui va plaire à tous ceux qui l’ont manqué en avril 2015 (comme c’était mon cas) et qui aiment le 19e siècle et … le romanesque.

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