Ce que savait la nuit de Arnaldur INDRIDASON

300 pages – 21 €
360 pages – 7.80 €

Parution : dans les éditions Métailié en 2019, en février 2020 en poche chez Points Policier. Traduction de l’islandais par Éric Boury.

Le style, le genre : roman noir dans un univers de glace.

L’auteur : Arnaldur est né à Reykjavik en 1961. Il étudie l’histoire. Avant de vivre de sa plume il a été successivement journaliste et critique cinématographique. Son roman le plus connu est « La Cité des Jarres » pour lequel il a reçu de nombreux prix. « La Femme en vert » a reçu le Prix clef de verre du roman noir scandinave », le Gold Dagger Award (prix de l’association britannique des écrivains de romans policiers) et le Prix des Lectrices de Elle en 2007. Ses maîtres en littérature policière sont les magnifiques romanciers suédois Maj Sjöwal et Per Wahlöö, auteur d’une série policière en 10 volumes  écrite dans les années 60 (éditée en poche chez Rivages Noir, je vous les conseille, vous les trouvez en occasion chez Gibert Joseph), qui décrivent sous couvert de polar une réalité politique et sociale glaçante. Les séries TV scandinaves actuelles suivent cette filiation.Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est indridason.jpg

Les lieux : Reykjavik (Islande), le glacier de Langjökull.

L’histoire : Les touristes affluent en Islande et les glaciers reculent lentement. Le cadavre d’un homme d’affaires disparu depuis trente ans émerge du glacier de Langjökull. Son associé de l’époque est de nouveau arrêté et Konrad, policier à la retraite, doit reprendre bien malgré lui une enquête qui a toujours pesé sur sa conscience, en partie sabotée par la négligence d’un policier toujours en service. Au moment où il pensait vivre sa douleur dans la solitude – le meurtre de son père n’a jamais été élucidé et sa femme vient de mourir d’un cancer –, Konrad doit reprendre ses recherches, malgré les embûches et la haine. Seul le témoignage d’une femme qui vient lui raconter l’histoire de son frère tué par un chauffard et le supplie de trouver ce qui s’est passé pourrait l’aider à avancer…

Mon avis : ce roman met en scène un enquêteur à la retraite, Konrad, qui a connu une enfance difficile avec un père délinquant. Sa femme vient de mourir et il n’a plus guère d’appétence pour la vie, il déprime à l’image de toutes les figures littéraires des commissaires scandinaves, Wallander ou Erlendur en tête….  J’ai été déçue par la personnalité un peu terne de ce commissaire, et par l’histoire un peu faible. Je n’ai pas trouvé ce que j’aime habituellement dans les polars : un milieu professionnel ou social bien documenté, un pays à découvrir.  Il est dommage que l’environnement que constitue la scène de meurtre, le glacier, n’ait pas été plus mis en avant, on apprend cependant quelques petites choses. L’intrigue n’est pas désagréable à suivre mais c’est un polar qui n’est pas inoubliable, le remords de n’avoir pu résoudre une affaire constitue le fil rouge de la progression. J’ai largement préféré La femme en vert.

Pour résumer : il y a mieux à lire, sauf à vouloir tout découvrir de l’auteur.

Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. lorenztradfin dit :

    C’est vrai que ses livres ne sont pas tous au même niveau.

Répondre à lorenztradfin Annuler la réponse.

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