Non officiel de Dan FESPERMAN

non officiel fespermanParution : en novembre 2022 dans les éditions du Cherche-midi, en poche dans les éditions 10/18 en février 2024. Traduction de l’anglais (Etats-Unis) par Michèle Lenormand.

Broché : 496 pages – 23.50 €   Poche : 525 pages – 9.70 €non officiel poche fesperman

Le style, le genre : roman d’espionnage. Genre qui l’a fait connaitre en France grâce à L’Écrivain public (élu meilleur roman policier par le New York Times en 2016). De nombreux romans ne sont pas traduits, consulter à ce sujet le site officiel de Dan Fesperman. Le style est assez neutre, il s’efface au profit de la précision qu’offre le texte. Deux unités temporelles : 1979 et 2014.

L’auteur : est né le 15 septembre 1955 à Charlotte, la plus grande ville de l’État de Caroline du nord. Après des études à l’université il travaille dans plusieurs journaux avant d’occuper le poste de reporter de guerre au Baltimore Sun. Il s’inspire de ses différentes missions (la guerre du Golfe, la guerre de Croatie, la guerre de Bosnie-Herzégovine, puis après le 11 septembre il se rend au Pakistan et en Afghanistan) pour nourrir ses romans (Le Fils du seigneur de la guerre, 2006 – De Fallois et Livre de Poche ; Mort à Sarajevo, 2008 – De Fallois). Il a passé trois années à Berlin, lieu principal de Non officiel.dan-fesperman-2012-press-scaled

Les lieux : Allemagne, France, USA.

L’histoire : 1979. Berlin-Ouest. Helen Abell Shoat est engagée par la CIA pour s’occuper des résidences sécurisées destinées aux agents en mission. Une nuit, alors qu’elle se trouve dans l’une de ces « planques », elle est témoin d’une scène troublante, impliquant un agent de haut rang.

2014. USA

Paisibles retraités, Helen et son mari sont assassinés dans leur ferme du Maryland. Leur fils, mentalement déficient, est suspecté du meurtre. Anna, leur fille, convaincue de son innocence, engage alors un détective pour faire toute la lumière sur cette affaire. Avec lui, elle va découvrir les activités passées de sa mère.

Mon avis : quand on sait que ce roman s’inspire de faits réels qu’il a découvert dans les archives de la CIA, on ne peut que retrouver dans sa lecture la méticulosité du journaliste. Tout est décortiqué, les méthodes de travail des agents, subalternes ou plus expérimentés, comme les plans de carrière des uns et des autres. Il ne faut pas s’attendre à du James Bond, certains pourraient le regretter, il s’agit là d’une enquête lente et méthodique qui n’est pas sans rebondissements (heureusement). Le parti-pris de prendre deux femmes comme personnages principaux tranche avec les codes du genre. On découvre à l’occasion un poste que je n’avais encore pas vu dans le cinéma ou les séries, ou dans d’autres livres d’espionnage, celui de Chargé(e) des résidences sécurisées des agents en mission. Cela va de la vérification des systèmes d’écoute à… l’entretien ménager (ah ! voilà pourquoi ce sont principalement des femmes, je me disais aussi…). Les allers-retours dans le temps entre les aventures d’Helen Abell à Berlin en 1979 et l’enquête d’Anna Shoat, sa fille, en 2014 aux États-Unis sont bien ficelés. 

Pour résumer : une histoire réaliste et néanmoins romanesque pour les passionnés d’espionnage. C’est un roman qui m’a plu et qui me donne envie de découvrir L’écrivain public.

2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Avatar de Sacha Sacha dit :

    Je suis plus tentée par un roman d’espionnage qui prend son temps qe par une intrigue à la James Bond, et cette période à Berlin est toujours assez fascinante.

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  2. Avatar de lorenztradfin lorenztradfin dit :

    Heureusement il y a la Blogosphère. Jamais entendu le nom de cet auteur. Etape deux : fouiller la médiathèque du coin (une fois vidée ma PAL. Merci pour le conseil.

    Aimé par 1 personne

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