Les fantômes de San Diego de Alain DECKER

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Parution : en mai 2026 dans les éditions Robert Laffont. Parution d’une édition de poche à surveiller fin 2026, début 2027 chez Pocket.

Broché : 400 pages – 21

Le style, le genre : roman policier.

L’auteur : Alain Decker est photographe, globe-trotter et auteur. Il a longtemps voyagé à l’étranger, a vécu aux États-Unis et travaille aujourd’hui en Normandie, dans le domaine de l’enseignement supérieur. Son premier roman, Jours de ténèbres (Robert Laffont), a remporté le Grand Prix des Enquêteurs en 2023.

Les lieux : San Diego, Californie (USA).

L’histoire : Un collectionneur de voitures anciennes est retrouvé mort dans son garage du quartier huppé de La Jolla, écrasé sous la Ford Mustang 1967 qu’il réparait. Tout pourrait laisser croire à un banal accident domestique… si ce n’est le visage du cadavre, dissimulé sous le masque du Fantôme de l’Opéra, la mythique comédie musicale pour laquelle la victime avait travaillé par le passé. Un spectacle qui, depuis sa création, déchaîne les passions à travers le monde à chacune de ses productions, mais draine également son lot de drames et de tragédies. Pourtant, en l’absence de témoignages fiables et d’éléments concrets, l’enquête stagne au fil des mois et devient un cold case. Le dossier est finalement confié au lieutenant Elvis Cochran, de la brigade criminelle de San Diego, récemment réintégré dans ses fonctions après un long purgatoire professionnel (voir Jours de ténèbres). Aidé de Sue Baker, sa compagne journaliste, le couple devra faire face à une malédiction vieille d’un siècle avec, en toile de fond, une série de meurtres aussi mystérieux que fascinants : des crimes qui semblent n’avoir qu’un seul et unique dénominateur commun, profondément enfoui dans les strates du temps.

Mon avis : après Jours de ténèbres, Alain nous livre un deuxième volume de sa trilogie des enquêtes du lieutenant Elvis Cochran. J’ai été un peu moins embarquée par l’histoire que dans la première enquête. Elle est moins prenante, un peu plus délayée par les à-côtés personnels d‘Elvis et Sue, mais cela reste tout de même un polar qui tient la route grâce à la grande habileté d’Alain à faire se succéder de nombreux rebondissements. Malgré tout j’ai un énorme problème avec le lieutenant Cochran. Comme je l’avais déjà écrit dans ma note de lecture du premier volume, je ne comprends toujours pas comment fonctionne ce personnage, sa façon de gérer ses enquêtes policières et sa vie personnelle. Impossible pour lui de garder sa langue et même dans les moments où il va donner des informations confidentielles à Sue, il nous dit qu’il ne devrait pas le faire, mais il le fait tout de même. Un cas très intéressant pour un psy 😉. Cela devient par moment un peu invraisemblable. Deuxième problème lié au premier, Sue, mais qu’elle m’énerve ! Tout au long du livre, le caractère autoritaire et dominateur de la journaliste pousse le lieutenant à accepter des choses dont il n’a pas envie. L’exemple le plus éclairant, l’achat d’une maison…

La seule raison qui pourrait me faire revenir sur cet avis, ce serait que dans le troisième volume de la trilogie on découvre des aspects de ce personnage qui expliquent son comportement et sa faiblesse par rapport à cette femme qui exerce une véritable emprise sur lui. Tout s’éclairerait ! Je suggérerais même à l’auteur d’introduire un personnage de criminel lucide et empathique qui le débarrasserait de ce dragon qui dirige sa vie ! Les dernières lignes du roman me font penser qu’un effacement radical ne sera pas possible, dommage, alors réveille-toi Elvis !

Pour résumer : avis mitigé, mais quand on a un personnage « dans le pif », cela devient dur de ne pas se focaliser dessus, peut-être ne sera-ce pas le cas pour vous, faites-vous votre opinion !

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