Le cuisinier de Martin SUTER

Le cuisinier - Martin Suter - Miss Alfie, croqueuse de livres ...Le Cuisinier - MARTIN SUTER

Parution : en 2010 chez Christian Bourgois éditeur, en 2011 dans l’édition de poche Points. Traduit de l’allemand (Suisse) par Olivier Mannoni.

Le genre, le style : comédie dramatique contemporaine entremêlant la culture suisse et la culture tamoule.

L’auteur : Martin est né le 29 février 1948 à Zürich (Suisse). Après avoir travaillé dans la pub et dans un hebdomadaire suisse « die Weltwoche » il décide de se consacrer complètement à l’écriture. En 1995 certaines de ses chroniques ont été publiées sous le titre « Business class », il reçoit pour celles ci le « Preis der österreichischen Industrie » du Concours Joseph Roth, à Klagenfurt (traduction française en 2008 chez Christian Bourgois). Ce n’est que le début d’une longue série de prix dont celui du meilleur premier roman étranger en 1998 qui le couronne pour « Small World » roman magnifique qui le fait connaître en France. Il participe également à l’écriture de scénarios cinématographiques et de télévision ainsi qu’à des textes de chansons pour Stefan Eicher.

Les lieux : une ville en Suisse alemanique, le Sri Lanka.

L’histoire : le point de départ de l’histoire c’est la cuisine et la salle du restaurant « Le Huwyler ». Maravan est un réfugié tamoul, il est sans papiers donc employé aux basses besognes du restaurant : plonge et épluchage. Andréa y travaille elle aussi mais en salle. Dans ce restaurant huppé se côtoient des chefs d’entreprise, des financiers et des hommes de réseaux comme Eric Dalmann.

Maravan et Andréa sont licenciés pour des raisons différentes. L’ambiance un tantinet raciste et mysogine de l’équipe en cuisine n’y est pas pour rien. Considéré en Suisse comme un être invisible, Maravan est pourtant un fameux cuisinier plus précisément un cuisinier ayurvédique qui tire ses secrets de cuisine de sa vieille grand-tante Nangay restée au pays.

Andrea, après un repas où elle a pu constater les talents hors pair de Maravan pour associer épices et cuisine moléculaire, a une idée : créer une entreprise « Love food ». Son principe : servir des dîners aphrodisiaques à domicile. Le succès est immédiat mais bientôt les clients vont se révéler un peu différents et surtout mettre à mal la déontologie de Maravan.

Dans ce tourbillon où se mêlent les êtres sans scrupules (Dalmann en tête) et la géopolitique la vengeance est un plat qui se mange froid.

Mon avis : comme à l’habitude Martin part d’une situation tout à fait ordinaire pour mieux nous plonger ensuite dans un entrelac de situations et de personnages. Le roman se déroule sur deux tableaux qui se rejoignent à la fin. Le premier nous compte l’aventure des créateurs de « Love Food », l’organisation des dîners et leurs effets sur nombre de couples en panne sexuelle, puis l’histoire personnelle de Maravan et les raisons de son départ du Sri Lanka, une histoire finalement ordinaire pour nombre d’immigrants en Suisse ou ailleurs. Andrea, jeune femme pleine de ressources, apprend à Maravan la vie occidentale et ses contradictions. Je suis assez d’accord avec un ami libraire qui m’avait dépeint ce livre comme une fable à portée morale.

Pour couronner le tout moi qui suis une fan de la cuisine indienne (à déguster et à cuisiner) je me suis régalée des descriptions culinaires, il me semblait en lisant le roman sentir les épices.

Pour résumer : Roman très agréable, on passe un très bon moment. Le sujet n’est pas graveleux il peut être lu par tous. Il y a en prime les recettes à la fin du livre pour tous ceux qui auraient un besoin d’aide rapide à base de cuisine aphrodisiaque…  🙂

 

 

 

 

 

 

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