Evangile pour un gueux de Alexis RAGOUGNEAU

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evangile pour un gueux
367 pages – 19 €
evangile pour un gueux poche
360 pages – 7.70 €

Parution : le 14 janvier 2016 aux éditions Viviane Hamy, en mars 2017 en poche Points policier.

 

Le genre, le style : roman policier social, il met en scène des SDF parisiens, et mystique avec une thématique fortement ancrée dans la chrétienté. Une narration classique entrecoupée des états d’âme et du cheminement du père Kern, un des personnages centraux avec la juge Claire Kauffmann chargée du dossier de la victime. Ecriture soignée.

L’auteur : il est né en 1973, après des études de commerce…il bifurque vers une école de théâtre. Depuis 2004 ses piècesalexis ragougneau2 (une douzaine dont Krankenstein et L’Héritage) ont été jouées dans différents théâtres (Aktéon, de la Tempête, de l’Etoile du Nord par exemple). La Madone de Notre-Dame, son premier roman, a été publié par Viviane Hamy en janvier 2014, celui-ci est son deuxième. Son troisième, Niels, a paru en août 2017.

Les lieux : les quais de la Seine, entre saint-Michel et Austerlitz. La cathédrale Notre-Dame de Paris, le 36 et le palais de justice.

L’histoire : À la veille de Noël, un groupe de SDF investit Notre-Dame de Paris, revendiquant un logement pour tous. Les médias se déchaînent, l’événement fait la une. Après l’éviction des miséreux manu militari, le calme revient dans la capitale jusqu’à ce que, quelques jours avant Pâques, on repêche dans la Seine le corps étrangement mutilé de Mouss, le porte-parole des sans-abris. Quand Claire Kauffmann, la juge d’instruction, apprend que le Père Kern officiait dans la basilique au moment de son occupation, elle sollicite son aide pour faire éclater la vérité. En vain. Témoin autant qu’acteur, le petit prêtre a bien malgré lui favorisé l’intervention de la police. Depuis, perclus de culpabilité, il s’est enfermé au centre Wresinski, où il inventorie les maigres biens des plus démunis. Elle devra se débrouiller seule… (éditeur)

Mon avis : je me demandais pourquoi l’auteur avait écrit deux romans ayant pour cadre Notre Dame car ce n’est pas banal, mais je comprends mieux la précision des descriptions et l’observation fine de l’ambiance en découvrant qu’il y a été gardien pendant deux étés.
Le père Kern est un héros qu’on n’oublie pas, petit homme souffreteux et torturé, qui enquête envers et contre tout. Les deux SDF polonais et grec ont une sacrée épaisseur, on leur découvre un passé riche d’expériences mais qui les a laissés sur le carreau. C’est cela qui est parfaitement mis en scène : prêter attention à des êtres que nous réduisons à ce que nous voyons, et que voyons-nous ? Certainement pas leur âme puisque nous n’avons aucun contact avec eux.
Claire Kauffmann, la juge d’instruction, me semble être l’élément faible du roman, elle n’a guère de consistance, Alexis est nettement plus inspiré par les personnages masculins.
Sans trop en dire, j’ai bien aimé la transposition du martyre de Jésus à celui de Mouss, avec toutes les conséquences que cela va avoir sur les esprits de ses hommes en souffrance. Un roman avec un univers à découvrir !

Pour résumer : la rencontre des ecclésiastiques, des policiers du 36, des hommes du RAID, et des magistrats donne une ambiance très particulière que je ne crois pas avoir déjà rencontrée. Il est judicieux de ne pas faire comme moi, c’est-à-dire commencer par celui-là, mais de lire le premier d’abord, La Madone de Notre Dame. Les personnages se sont déjà rencontrés, des notes en bas de page nous le signalent.

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