La valse de Méphisto de Frank TALLIS

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la valse de mephisto tallis
360 pages – 8.40€

Parution : en mars 2018 dans l’édition de poche 10/18, collection Grands détectives.
Traduction de l’anglais par Hélène Prouteau.

Le style, le genre : roman policier historique, dans un déroulé classique à énigme.

L’auteur : Frank est né le 1er septembre 1958 à Londres. Après avoir obtenu un doctorat en psychologie il enseigne la psychologie clinique et les neurosciences et se passionne pour l’histoire de la psychothérapie.
C’est en 2005 qu’il se lance dans l’écriture de romans policiers historiques, avec cette série Les carnets de max Liebermann. Outre ses essais dont je ne vous parlerai pas Tallis frankici, il écrit également des récits fantastiques (Les portes de l’interdit ou La chambre des âmes).

Les lieux : Vienne (Autriche)

L’histoire : À Vienne, en 1904, six ans après l’assassinat d’Élisabeth d’Autriche, on retrouve dans une fabrique de piano désaffectée le corps d’un homme tué par balle et défiguré à l’acide. Face à lui : trois autres sièges sont alignés comme pour mettre en scène un procès dont l’issue aurait été fatale. Quels étaient les occupants des fauteuils et pourquoi ont-ils prononcé ce jugement sans appel ?
L’enquête de l’inspecteur Oskar Rheinhardt et de son fidèle ami le docteur Max Liebermann – psychiatre et disciple de Sigmund Freud – les conduira au sein du monde occulte des militants politiques extrémistes. Un milieu aux mœurs subversives, peuplé de bohèmes, d’utopistes et d’anarchistes. Parmi eux, le légendaire Méphistophélès semble prêt à tout pour accomplir l’idéal révolutionnaire.

Mon avis : j’étais persuadée de vous avoir déjà parlé de cette série de livres policiers mettant en scène deux personnages principaux, l’inspecteur Oskar Rheinhardt et le psychiatre Max Liebermann car je les ai tous lu (il y en a 7 à ce jour), mais je n’en trouve pas trace, un oubli.
Cette série vaut pour l’originalité des deux enquêteurs, deux amis mélomanes qui se retrouvent fréquemment dans les cafés viennois ou chez Oskar pour jouer de la musique et chanter de l’opéra. Elle vaut aussi pour la description de cette Vienne mythique des années d’avant la première guerre mondiale, où la musique, la littérature et tous les arts s’épanouissent : le fameux Monde d’hier cher à Stefan Zweig.
L’assassinat de « Sissi » en 1898 marque le début d’une ère nouvelle, l’Autriche vacille sous les coups des activistes d’extrême gauche, des anarchistes russes et des mouvements nationalistes autrichiens, de Silésie ou de Hongrie qui accompagnent la décomposition de l’empire austro-hongrois. L’énigme policière se déroule dans ce cadre et c’est plutôt bien ficelé.
De plus au fil des pages, comme dans chacun des volumes, Frank Tallis aime à nous faire rencontrer des personnages célèbres (Porsche en chauffeur de l’archiduc François-Ferdinand, oui oui c’est vrai !) ou des inventions promises à un grand succès ( le cardiographe, appelé communément aujourd’hui le détecteur de mensonges).

Pour résumer : commencez par le début de la série car l’histoire personnelle des héros évolue, surtout celle de Max). La justice de l’inconscient puis Du sang sur Vienne puis dans l’ordre Les mensonges de l’esprit, Les pièges du crépuscule, Communion mortelle et Petite musique de la mort.

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