Un diner chez Min de QIU XIALONG

un diner chez min pocheun diner chez min brochéParution : en 2021 chez Liana Levi, en février 2022 pour le format poche chez Points policier.

Broché : 256 pages – 18€      Poche : 288 pages – 7.50€

Traduction de l’anglais (américain) par Adélaïde Pralon.

Le style, le genre : roman policier situé dans la Chine contemporaine, avec une incursion dans la vie littéraire et politique du 9e siècle.

L’auteur :  Qiu Xiaolong est né à Shanghai en 1953. Lors de la Révolution culturelle, son père est la cible des révolutionnaires et lui-même est interdit de cours. Il soutient néanmoins une thèse sur le poète T.S. Eliot et poursuit ses recherches aux États-Unis. Les événements de Tian’anmen le décident à s’y installer définitivement et c’est en anglais qu’il écrit la célèbre série policière mettant en scène l’inspecteur Chen Cao ainsi que les nouvelles du cycle de la Poussière Rouge. Traduits dans vingt pays, ses livres se sont déjà vendus à plus d’un million d’exemplaires à travers le monde. Qiu Xiaolong a été récemment nommé Junwu Professor de l’université de Guangxi, et vit à Saint-Louis, dans le Missouri.qiuxiaolong

Les lieux : Shanghai, en Chine.

L’histoire : Le légendaire et dérangeant inspecteur Chen est sur la touche. Le Bureau de la réforme du système judiciaire, une voie de garage destinée à l’éloigner des enquêtes trop indiscrètes, pourrait le satisfaire en lui laissant le temps d’écrire un roman inspiré par le célèbre juge Ti. Mais on ne se refait pas, et la tentation d’aller fourrer son nez dans une affaire qui bruisse dans Shanghai–celle mettant en cause une belle courtisane qui ouvre sa table privée aux éminences et aux Gros-Sous de la ville–est plus forte que la sagesse. Tout en s’abritant derrière sa très efficace secrétaire, la jolie Jin, l’inspecteur finit par découvrir que le commerce des antiquités chinoises peut s’avérer extrêmement rentable mais parfois dangereux. Et qu’il vaut mieux ne pas se mettre à dos la Sécurité intérieure et les puissants princes rouges…

Mon avis : enquête passionnante qui se dévore en une seule bouchée à la table de Min. Un parallèle avec une enquête du juge Ti écrite par Van Gulik a été judicieusement ajouté par l’auteur. Chen, fin lettré et lui-même auteur de recueils de poèmes, est frappé par la ressemblance de l’affaire criminelle en cours avec un poème de Xuanji, une poétesse et courtisane à l’époque de la dynastie Tang (9e siècle). Non seulement l’enquête est bien ficelée mais la plongée dans l’histoire de la Chine est passionnante, tout comme la découverte de la gastronomie chinoise. J’aime également les relations entretenues par Chen avec son adjoint et la femme de celui-ci, qui sont d’autant plus importantes que l’inspecteur est obligé de ronger son frein étant en « congé de convalescence » autant dire … sur la touche !

Pour résumer : je recommande vivement cet opus que j’ai largement préféré à Chine, retiens ton souffle chroniqué précédemment.

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