Parution : en 2019 en Allemagne, et en France chez Albin Michel en 2021. Parution en format poche chez Points en mars 2023. Traduction de l’allemand par Dominique Autrand.
Broché : 326 pages – 19.90 € Poche : 288 pages – 8.70 €
L’auteur : Daniela est née le 25 août 1975 à Neu Kaliß en Allemagne dans le Land de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale. Beau parcours de vie, car après des relations conflictuelles avec l’école (après un abandon scolaire elle obtient un diplôme professionnel d’assistante dentaire en apprentissage) elle réussit son bac en cours du soir quelques années plus tard puis mène des études supérieures de communication culturelle. Son premier roman, Un jour nous nous raconterons tout (Flammarion, 2013) a été traduit en 14 langues. Muldental, un recueil de nouvelles paru en 2014 lui a valu le Nicolaus-Born-Debütpreis. Paru en 2019 en Allemagne, son second roman, L’Amour par temps de crise, a figuré sur la liste des best-sellers du Spiegel pendant plusieurs mois et a été vendu dans plus de vingt pays. Elle est également scénariste.
Le style, le genre : roman contemporain, à la fois intimiste et universel.
Les lieux : dans la région de Leipzig (Allemagne).
L’histoire : elles s’appellent Paula, Judith, Brida, Malika et Jorinde. Elles veulent tout, ont obtenu beaucoup, mais continuent de s’interroger sur des questions cruciales. Les rapports de force entre les sexes, la place de l’enfant et du travail, l’héritage familial, la fragilité de l’amour. La liberté qu’elles assument et revendiquent cache une autre forme de contrainte : elle oblige à choisir.
Mon avis : ce livre a été très remarqué lors de la rentrée littéraire 2021, voilà un oubli de lecture réparé. Le thème peut paraitre banal mais je vous assure qu’à partir du moment où je l’ai ouvert impossible de le refermer. C’est ultra bien construit et écrit. Les sentiments sont passés à la moulinette et je prends le pari que chacune et chacun se reconnaitra à travers les différents personnages. Le livre est proprement addictif pourtant ce n’est que le récit de la vie de cinq femmes, en relation plus ou moins proche les unes avec les autres. Leurs bonheurs, leurs malheurs, leurs relations avec les hommes, leurs incertitudes liées à leurs choix. Quelle est la place que doit tenir la liberté, l’amour, la vie conjugale, les enfants, le désir d’une carrière professionnelle ? Tout ça dépeint l’immense difficulté des femmes à articuler leur liberté, à laquelle finalement elles n’ont droit que depuis si peu de temps…
Pour résumer : à ne pas manquer ! au fil de la lecture se dégage un profond sentiment de sororité. J’adore cette critique du Sächsische Zeitung : » Dans cent ans, quand on voudra savoir comment vivaient les femmes d’aujourd’hui, il faudra lire le roman de Daniela Krien. »

Tout à fait d’accord avec toi sur le fait qu’on s’y reconnaît forcément et sur le sentiment de sororité qui s’en dégage ! Je préfère la couverture de la version poche, que je trouve plus représentative de l’atmosphère mélancolique du roman.
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oui c’est vrai sur le grand format c’est l’action, le plongeon. Et sur le poche la réflexion. Bien vu ! Bon week-end Sacha.
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oui c’est vrai sur le grand format c’est l’action, le plongeon. Et sur le poche la réflexion. Bien vu ! Bon week-end Sacha.
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A découvrir, alors…
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exact !
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