Vent de sang (Wer Wind sät) de Nele NEUHAUS

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Parution : en 2011 dans les éditions Ullstein Buchverlage, Berlin pour la version originale ; en 2013 chez Actes Sud Noir, puis en 2015 en poche Babel Noir. Traduction de l’allemand par Jacqueline Chambon.

Broché : 500 pages environ – 23.80Poche : 562 pages – 10.30 €

Le style, le genre : roman policier sur un thème d’actualité, un projet de parc d’éoliennes en cours d’implantation avec des rivalités locales et des conflits d’intérêt.

L’auteure : elle est née en 1967 à Münster, en Westphalie. Après des études de droit et de philologie allemande vite abandonnées elle se lance en 2009 dans l’écriture d’une série policière avec un duo d’enquêteurs formé par le commissaire Oliver von Bodenstein et son assistante, Pia Kirchhoff. Elle est également l’auteure de livres de jeunesse, notamment les séries Elena et Charlottes Traumpferd.

Elle règne sans partage depuis Flétrissure sur le polar allemand, Blanche-Neige doit mourir s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires outre-Rhin. Son œuvre est traduite dans une trentaine de pays.

Les lieux : dans la région du Taunus (Land de Hesse, près de Francfort).

L’histoire : Le premier mort s’appelle Grossmann. Meurtre ou accident, l’affaire serait banale si l’homme n’était pas le veilleur de nuit de la société WindPro qui s’apprête à construire sur le Taunus un parc d’éoliennes, un projet combattu par une association de riverains. Deux hommes ont pris la tête des opposants : Ludwig Hirtreiter, qui refuse de céder une prairie nécessaire à WindPro malgré l’offre très généreuse de trois millions d’euros qui lui est faite, et Jannis Theodorakis, sous couvert d’écologie. La confrontation est âpre, et lors d’une réunion consacrée au projet, une rixe éclate. Une femme décède. Le commissaire Oliver von Bodenstein, présent, est blessé. La situation ne cesse de s’envenimer et, bientôt, un deuxième meurtre est commis. Entravés par la duplicité des protagonistes prompts à dissimuler leurs motivations profondes derrière la commode façade de convictions éthiques ou morales, Bodenstein et Pia Kirchhoff doivent faire face au vent meurtrier qui semble s’être abattu sur la région du Taunus.

Mon avis : polar de bonne facture mais pas inoubliable, lu alternativement chapitre après chapitre en français et en allemand. Je n’avais jamais lu cette auteure, je l’ai choisie au hasard pour perfectionner mon allemand (mission réussie le vocabulaire est abordable même si c’est encore dur-dur) mais il s’avère que c’est le 5e de la série Bodenstein/Kirchhoff et qu’il est préférable de les lire dans l’ordre (le premier traduit en français est Flétrissure). Que dire ? Le sujet est dans l’air du temps, les personnages sont nombreux et parfois on est un peu perdu. Si les actions des activistes écologistes, très présents en Allemagne, et celles des acteurs économiques avides de dividendes vous intéressent, ce polar est pour vous. Le succès d’un livre dit beaucoup d’un pays, l’écologie et les Allemands…

Pour résumer : on parle beaucoup de ses plus gros succès Flétrissure et de Blanche-Neige doit mourir, avant de l’emprunter ou de l’acheter un lecteur ou un blogueur peut-il m’en parler ? Merci !

Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. J’avais lu et chroniqué Blanche-neige doit mourir mais comme ce roman, il se lit bien sans être inoubliable.

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