Eléphant de Martin SUTER

le
elephant martin suter
360 pages – 22 €

Parution : aux éditions Bourgois en 2017, le poche est sorti en octobre 2018 en Points. Traduction de l’allemand par Olivier Mannoni.

elephant martin suter en poche
371 pages- 7.80€

 

Le style, le genre : conte fantastique autour de la question des manipulations génétiques qui génèrent l’appétit des multinationales.

L’auteur : Martin est né le 29 février 1948 à Zürich (Suisse). Après avoir travaillé dans la pub et dans un hebdomadaire suisse « die Weltwoche » il décide de se consacrer complètement à l’écriture. En 1995 certaines de ses chroniques ont été publiées sous le titre « Business class », il reçoit pour celles-ci le « Preis der österreichischen Industrie » du Concours Joseph Roth, à Klagenfurt (traduction française en 2008 chez Christian Bourgois). Ce n’est que le début d’une longue série de prix dont celui du meilleur premier roman étranger en 1998 qui le couronne pour « Small World » roman magnifique qui le fait connaître en France. Il participe également à l’écriture de scénarios cinématographiques et de télévision ainsi qu’à des textes de chansons pour Stefan Eicher. Il poursuit entre chaque roman l’écriture d’une série de polars les « Allmen ». Après avoir vécu entre Ibiza et le Guatemala il réside à nouveau en Suisse à Zürich.

Les lieux : Zürich et sa région

L’histoire : Dans une grotte près de Zurich au bord d’une rivière, Schoch, un sans-abri, découvre un jour un petit animal improbable, un éléphant rose et luminescent. Il pense que l’alcool lui joue des tours mais non il n’hallucine pas. Une seule personne sait comment la petite créature est née et d’où elle vient : le généticien Roux. Il aimerait en faire un événement mondial mais il lui a été dérobé. Kaung, un Birman, l’un de ceux qui chuchotent à l’oreille des éléphants, a accompagné la naissance de l’animal et estime qu’un être pareil doit être caché et protégé…

Mon avis : c’est un drôle de roman à mi-chemin entre le conte fantastique et le thriller économique. Comme dans son précèdent livre où la finance internationale était au centre de son intrigue, Martin  explore une autre des angoissantes dérives de la mondialisation celle des chercheurs sans conscience et des laboratoires avides d’argent. Entre les manipulations génétiques, financés par des laboratoires chinois, sur les êtres vivants et la folie des hommes à la recherche de jouets vivants pour leurs enfants, l’auteur a le champ libre pour nous entrainer dans une folle poursuite.
S’entrelace une multitude de personnages tous très typés qui nous tiennent en haleine jusqu’au bout. Le mélange sociologique qu’il nous propose (chercheurs et SDF) ainsi que l’appréciation des valeurs morales et éthiques des uns et des autres fait de ce roman un des meilleurs de Martin Suter.

Pour résumer : de l’action, de la réflexion et une habileté à construire des intrigues très contemporaines qui plairont à tous.

 

 

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