Le point zéro de Seichô MATSUMOTO

le point zéro brochéParution : publié au Japon en 1959, ce roman a été traduit en 2018 par l’Atelier Akatombo, nouvelle maison d’édition spécialisée dans la littérature japonaise. La présente édition de poche a paru dans la collection Grands le point zérodétectives de 10/18 en janvier 2020 et a été imprimé par CPI.

Traduction du japonais par Dominique et Frank Sylvain (les éditeurs d’Akatombo).

Le style, le genre : roman policier japonais d’un auteur qui a été comparé à Georges Simenon. Takashi Atoda, écrivain japonais, précise pourquoi dans la postface, il présente Matsumoto comme celui des auteurs de polar qui se concentre sur l’importance des mobiles, le réalisme du crime et la composante sociale.

L’auteur : Seichô Matsumoto est né en 1909 à Kyûshû. Après avoir travaillé comme serveur, puis apprenti dans une imprimerie, il intègre un bureau local du quotidien Asahi. L’une de ses nouvelles, Saigosatsu, est sélectionnée dans la liste finale du prix Naoki. En 1953, avec son roman Aru kokura nikki den (Un certain journal écrit à Okura), il reçoit le prix Akutagawa. Mais c’est la publication de Ten to sen (Le Rapide de Tokyo), seichô matsumotoen 1958, qui le propulse au-devant de la scène littéraire. D’emblée, Matsumoto innove en apportant une dimension sociale au roman policier japonais. Créateur prolifique, il s’est essayé également au roman historique, et a connu sa vie durant un grand succès critique et public. Il est décédé en 1992.

Les lieux : Tokyo, Shyôsenkyô, et dans le Hokuriku qui est une zone géographique faisant partie de la région du Chūbu, sur Honshū, l’île principale du Japon.

L’histoire : Tokyo, fin des années 50. Via un entremetteur, Teiko épouse Kenichi Uehara, séduisant mais taciturne employé d’une agence de publicité tokyoïte. Lors d’un déplacement à Kanazawa avant sa mutation dans la capitale, Kenichi disparaît. je n’en dis pas plus … moi… Ne lisez surtout pas la 4e de couverture de ce roman, elle raconte tout…

Mon avis : j’ai beaucoup aimé ce roman qui dépeint la société japonaise de l’après seconde guerre mondiale avec ses codes : les mariages arrangés, la politesse en toute circonstance, le rôle de la femme au foyer (sort de la femme mariée), le respect de la hiérarchie et la prostitution en période de guerre. Chaque personnage est caractérisé, en racontant l’individu il nous raconte également la société. Ce qui était nouveau dans cette œuvre, à l’époque, c’est le rôle très actif que joue l’héroïne dans l’enquête, on comprend vite que cette femme est l’élément moteur, très beau portrait. Le suspense est présent tout du long (sauf si on lit le résumé, que c’est énervant ! …) et les paysages d’hiver dans lesquels on navigue nous plongent encore un peu plus dans une ambiance de roman noir. A découvrir !

Pour résumer : c’est un plaisir chaque fois renouvelé que de lire un auteur qui m’avait échappé… un bon polar à la facture classique, ça donne envie de poursuivre la découverte.

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