L’odeur de la forêt de Hélène GESTERN

l'odeur de la forêt
706 pages – 27 €
L-Odeur-de-la-foret gestern
752 pages – 18 €

Parution : en août 2016 aux éditions Arléa collection 1er
Mille, sortie en poche chez Arléa-Poche en février 2018.

Le style, le genre : roman mêlant plusieurs genres avec ses thèmes de prédilection favoris, la mémoire, l’énigme, le pouvoir de la photographie, et plusieurs formes littéraires : journal, correspondance, narration directe.

L’auteur : Hélène Gestern est une écrivaine française née en 1971. Elle vit et travaille à Nancy. Elle est également enseignante-chercheuse à l’Université, où elle est rattachée à un laboratoire spécialisé dans l’étude du lexique. Son œuvre est centrée sur la photographie, Eux sur la photo, son premier roman, s’était vendu à plus de 60.000 exemplaires. C’était une enquête menée par deux personnages à la recherche de l’histoire de leurs parents, à partir de quelques photographies. L’Odeur de la forêt est son quatrième roman.

hélène gestern

Les lieux : Paris, Lisbonne, Jaligny dans le Bourbonnais (Allier).

L’histoire : Un hasard professionnel met entre les mains d’Elisabeth Bathori, une historienne de la photographie, les lettres et l’album d’Alban de Willecot. Ce lieutenant, mort au front en 1917, a été l’ami d’un des plus grands poètes de son temps, Anatole Massis, et a entretenu avec lui une abondante correspondance. D’abord aiguillonnée par l’espoir de retrouver les réponses de Massis, Élisabeth, qui reprend le travail après de longs mois de deuil, se prend peu à peu d’affection pour Willecot, que la guerre a arraché à ses études d’astronomie et qui vit jour après jour la violence des combats. Elle se lance à la recherche de Diane, la jeune femme dont le lieutenant était éperdument amoureux, et scrute chacune des photographies qu’il a prises au front, devinant que derrière ces visages souriants et ces régiments bien alignés se cache une autre tragédie, dont les descendants croiseront à leur tour la grande Histoire durant la Seconde guerre mondiale.

Mon avis : comment est-ce possible ?… Je ne connaissais pas cette auteure !!!! Heureusement les amoureux des livres sont là pour s’échanger leurs bonnes lectures (merci Nadine). J’ai été complétement séduite par ce roman construit comme un thriller, thriller littéraire et historique servi par une très jolie écriture et une sensibilité au moins égale à celle d’une pellicule photo. Le roman part à la recherche des histoires de disparus confrontés à l’horreur des tranchées, à la forfaiture du commandement, mais aussi à tous ceux à l’arrière pour qui l’amour et les sentiments font des allers et retour incessants avec le front.

Elisabeth Bathori progresse dans ses recherches et tente de retrouver une vie plus légère après le décès de son compagnon. Ce troisième aspect qui trace le présent de la narratrice est bien amené et se mêle aux autres avec bonheur pour un temps de lecture plein de grâce. Les multiples rebondissements et les fausses pistes nous tiennent en haleine.

Pour résumer : un texte multiple et sensible qui ne pourra que vous plaire, je le conseille à tous et toutes.

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