Le poids des secrets (cycle romanesque en 5 volumes) de Aki SHIMAZAKI

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Parution : à partir de mai 2009 dans les éditions Leméac/Actes Sud, puis dans le format poche de l’éditeur, Babel.

Dans l’ordre TSUBAKI, HAMAGURI, TSUBAME, WASURENAGUSA et HOTARU.

Broché : environ 120 pages chacun – pour 13 €   Poche : 7.10 € par volume  Coffret regroupant les 5 : 35.50€

Coffret 5 romans en poche Babel/ Actes Sud

Le style, le genre : cycle romanesque familial et historique. Son œuvre se distingue par la composition en pentalogies (cinq textes constituent un cycle romanesque).

L’auteure : Aki Shimazaki est une écrivaine japonaise née en 1954 à Gifu au Japon. Elle a immigré au Canada en 1981 et vit à Montréal depuis 1991. Elle réussit le tour de force d’écrire en français alors qu’elle l’a appris seulement en arrivant au Québec. Après cette première pentalogie, elle poursuit son œuvre avec trois autres désormais complètes : Au cœur du Yamato ; L’ombre du chardon ; Une clochette sans battant. Une cinquième est en cours d’écriture. Elle a reçu de nombreux prix au Canada et en France.

Les lieux : le Japon, région de Nagasaki.

Les histoires :

TSUBAKI – À la mort de sa mère, survivante de la bombe atomique de Nagasaki, Namiko se voit remettre deux enveloppes. La première est adressée à un oncle maternel dont elle ignorait l’existence et qu’elle est chargée de retrouver. La seconde contient une lettre en forme de confession à sa fille, sans laquelle elle n’aurait pu partir en paix. Elle y raconte son quotidien pendant la guerre, son premier amour, et révèle le secret qui l’a poussée à commettre l’indicible.

HAMAGURI – Enfant illégitime, Yukio est très attaché à une petite fille avec laquelle il joue quand elle vient au parc avec son père. Le jour où sa mère se marie, ils quittent Tokyo pour Nagasaki. Une autre vie commence, avec enfin une figure paternelle, mais Yukio reste d’un naturel solitaire. Il pense souvent à la fillette qui l’avait demandé en mariage et dont il garde un souvenir aussi doux que vague. À l’adolescence, pendant la Seconde Guerre mondiale, il tombe amoureux de sa nouvelle voisine mais ne peut oublier sa promesse d’enfant…

TSUBAME – La jeune Yonhi vit à Tokyo avec sa mère et son oncle, venus de Corée avant sa naissance. Afin de la protéger d’émeutes contre leur communauté, à la suite du tremblement de terre qui a dévasté le Kanto en 1923, sa mère la confie à un prêtre catholique, qui la met à l’abri dans son orphelinat. Désormais cachée sous un nom japonais, coupée de son histoire familiale, Yonhi ne découvrira que des années plus tard le secret de ses racines.

WASURENAGUSA – Héritier d’une noble famille de la cour impériale, Kenji Takahashi a divorcé, au grand dam de ses parents qui ne songent qu’à le remarier à une femme de bonne lignée. Mais il est stérile et préférerait garder ce secret pour lui. Lorsqu’il tombe amoureux de Mariko, orpheline et mère célibataire, il sait que ses projets risquent de se heurter à la volonté parentale. Il puise son courage dans le souvenir de Sono, la nurse qui s’est occupée de lui et à laquelle il reste très attaché, mais qui s’est exilée en Mandchourie.

HOTARU – L’étudiante en archéologie Tsubaki aime tendrement sa grand-mère Mariko, à qui elle a toujours confié ses tourments intimes et amoureux. Depuis une commotion cérébrale, la vieille dame désormais veuve semble victime d’hallucinations, et ses jours sont comptés. De la confusion de ses propos se détache pourtant une histoire d’innocence abusée qui concerne la jeune fille qu’elle était.

Mon avis : romans complètement addictifs, je mets au défi quiconque de lire le premier et de ne pas se précipiter sur les quatre suivants. Les histoires de famille sont traitées avec une grande finesse psychologique et on s’attache à chaque personnage. Au cœur il y a la société nippone du milieu du XXe siècle avec ses différents protagonistes et son évolution au fil des volumes. Il y est question d’amour, d’adultère, de trahison, de poids des traditions, et de la Grande histoire qui modèle les « petites histoires » des Japonais. L’écriture est subtile, un moment de grâce !

Pour résumer : précipitez-vous ! Belle découverte, merci Catherine.

Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. Avatar de Sacha Sacha dit :

    J’ai énormément aimé cette pentalogie, très addictive comme tu le dis !

    J’aime

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