Au coeur du Yamato (Pentalogie) de Aki SHIMAZAKI

Parution : à partir de janvier 2007 dans les éditions Léméac/Actes Sud, puis dans le format poche de l’éditeur, Babel.

Je conseille de les lire dans l’ordre : MitsubaZakuro /Tonbo /Tsukushi /Yamabuki.

Broché : environ 120 pages chacun – 13 à 15 € selon les volumes.

Poche : 117 à 125 pages chacun – 7,10 à 7,20 € selon les volumes.

Coffret regroupant les 5 : 35.50 €. En novembre 2026 va paraître en un volume les cinq romans (24.90€).

Le style, le genre : cycle romanesque familial et sociologique. Son œuvre se distingue par la composition en pentalogies (cinq textes constituent un cycle romanesque).

L’auteure : Aki Shimazaki est une écrivaine japonaise née en 1954 à Gifu au Japon. Elle a immigré au Canada en 1981 et vit à Montréal depuis 1991. Elle réussit le tour de force d’écrire en français alors qu’elle l’a appris seulement en arrivant au Québec. Cette pentalogie est la deuxième de son cycle d’écriture (après Le poids des secrets), elle poursuit son œuvre avec deux autres désormais complètes : L’ombre du chardon et Une clochette sans battant. Une cinquième est en cours d’écriture. Elle a reçu de nombreux prix au Canada et en France.

Les lieux : le Japon, région de Nagasaki.

Les histoires Mitsuba : Le bientôt trentenaire Takashi Aoki, employé dans la compagnie d’import-export Goshima de Tokyo, est appelé à un brillant avenir professionnel. Ne manque à son bonheur qu’une épouse avec laquelle fonder une famille. Il résiste aux propositions de mariage arrangé qu’on lui présente car il est très attiré par la réceptionniste de sa société. Alors qu’il parvient à obtenir un rendez- vous avec elle, son supérieur lui annonce qu’on lui offre un poste important dans une succursale à l’étranger.

Zakuro : Voilà vingt-cinq ans que Bânzo Toda est porté disparu – depuis sa déportation dans un camp de travaux forcés en Sibérie, à la fin de la guerre. Sa femme, atteinte de la maladie d’Alzheimer, n’a jamais perdu l’espoir de le revoir. Quand leur fils Tsuyoshi découvre que son père vit depuis des années dans une ville toute proche, qu’il a changé de nom et s’est remarié, il veut comprendre.

Tonbo : Après avoir travaillé sept ans pour la grande compagnie Goshima de Tokyo, Nobu s’est trouvé contraint de démissionner. Il a alors ouvert un «juku», où il donne des cours complémentaires pour collégiens. Il réalise ainsi le rêve de son père, professeur de lycée passionné par son métier, qui s’est suicidé il y a quinze ans. Un jour, l’un des anciens élèves de celui-ci le contacte et insiste pour le rencontrer.

Tsukushi : Quand, à la surprise générale, Yûko s’est fiancée avec un riche héritier, encore célibataire à trente-cinq ans, elle venait d’apprendre qu’elle était enceinte d’un autre. Son futur mari a accueilli la nouvelle avec discrétion et sérénité, et il s’est montré un père exemplaire pour la petite fille. Alors que celle-ci fête ses treize ans, Yûko découvre que leur secret parental en cache un autre, de nature à ébranler l’harmonie familiale et son bonheur conjugal…

Yamabuki : Il y a près de cinquante-six ans, Aïko s’unissait à celui dont elle était tombée amoureuse au premier regard échangé dans un train. Après un mariage raté conclu par un divorce, elle n’espérait pas vivre une histoire aussi passionnée qu’harmonieuse. Pour sa petite- nièce, qui va bientôt se marier et s’interroge sur la pérennité du lien conjugal, elle se remémore un demi-siècle d’amour profond au côté de son samurai.

Mon avis : j’ai lu la première pentalogie il y a tout juste un an et je me félicite d’avoir attendu quelque temps avant de lire la deuxième. Chacune des personnes, qui ont enchaîné la lecture, m’ayant dit que c’était moins bon je m’attendais à une lecture décevante. Si Le poids des secrets est en effet remarquable, j’ai également beaucoup aimé celle-là, donc je conseille à tout le monde de laisser un peu de temps pour ne pas être un peu déçu.

La première était très liée à l’histoire contemporaine du Japon, celle-ci est plus axée sur les sentiments, les coutumes maritales, le sens du devoir, la vie familiale, la place du travail dans la société japonaise. Comme toujours, les histoires des personnages se répondent d’un volume à l’autre, mécanique intelligente. Et tout cela lié par une écriture qui nous accroche et nous donne envie de lire chacun des petits livres d’une traite. Les personnages sont plein de contradictions, attachants. J’aime !

Pour résumer : vous l’aurez compris, je vais attendre un peu avant de lire la troisième pentalogie L’ombre du chardon. Pour savourer.

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