Parution : en décembre 2011 dans les éditions Actes Sud, collection Actes noirs, en janvier 2013 en poche Babel-Actes Sud. Traduction de l’espagnol par Claude Bleton.
Broché : 351 pages : 22.90 € Poche : 480 pages : 9.20 €
Le style, le genre : roman policier historique qui a obtenu le Prix du polar européen en 2012 et le Prix Caméléon en 2017.
L’auteur : Víctor del Árbol Romero est né à Barcelone en 1968. Après des études d’histoire, il a travaillé dans les services de police de la communauté autonome de Catalogne. Il est l’un des auteurs espagnols les plus traduits et les plus primés. En 2018, il a été nommé chevalier des Arts et Lettres de la République française. Il a écrit une dizaine de livres tous traduits par Actes Sud.
Les lieux : Espagne, Barcelone.
L’histoire : En ce rude hiver 1941, une femme élégante arpente les quais de la gare de Mérida au petit matin. Elle presse la main de son plus jeune fils et écrit à l’aîné, qu’elle s’apprête à abandonner, les raisons de sa fuite. Le train pour Lisbonne partira sans elle, qui vient de disparaître pour toujours. L’enfant rentre seul chez son père, obnubilé par le sabre qu’un homme vient de lui promettre. Des années plus tard, une avocate envoie sous les verrous un inspecteur jugé coupable d’une bavure. Elle ne sait pas qu’elle ouvre ainsi une terrible boîte de Pandore, libérant quatre décennies de vengeance et de haine dont elle ignore tout et qui pourtant coulent dans ses veines.
Se jouant d’un contexte historique opaque, de l’après-guerre espagnol à la tentative de coup d’Etat de février 1981, La Tristesse du Samouraï est un intense thriller psychologique qui suit trois générations marquées au fer rouge par une femme infidèle. L’incartade a transformé les enfants en psychopathes, les victimes en bourreaux, le code d’honneur des samouraïs en un effroyable massacre. Et quelqu’un doit laver le péché originel.
Mon avis : roman policier qui exploite à merveille l’histoire terrible de l’Espagne franquiste et post franquiste. Comme la collaboration qui a laissé en France son empreinte bien après la Libération, le franquisme laisse la sienne dans la société espagnole. Corruption, terreur, tortures, les vieux démons sont toujours prêts à ressurgir. Les allers-retours entre les différentes époques, 1941, 1976, 1980 et jusqu’à la tentative de coup d’état du 23 février 1981 sont réussis.
Comme vous vous en doutez vu la période historique, il y a des passages un peu difficile à supporter mais j’ai lu ce roman avec beaucoup de plaisir, l’intrigue comme le contexte politique sont top !
Pour résumer : je vous laisse découvrir ce livre, il me semble bien que c’est mon premier polar espagnol, suffisamment bon pour que je me soie déjà procuré un autre roman de cet auteur, Le poids des morts.

J’aime beaucoup les romans de Victor del Arbol, même s’il en fait parfois des tonnes dans la noirceur. Mais on y apprend toujours pleines de choses.
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Oui j’ai appris plein de choses sur la periode franquiste.
je n’arrive pas à me souvenir qui m’avait conseillé cet auteur, un blogueur ou une blogueuse. Pas toi ? Comme on m’a volé mon portable je n’ai pas retrouvé toutes mes notes de recommandations de bouquins… tu as lu le poids des morts ?
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